RCPPM: Rugby Club des Pays de Ploërmel et Malestroit

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jeudi 17 mai 2012

UNE JOLIE 4EME PLACE REGIONALE AU GOUT AMER

Excusé ce retard pour ce compte rendu, je voulais prendre un peu de recul sur cette journée afin de faire un résumé proche de la réalité plutôt que d’écrire sous le coup de l’émotion.

Tout comme nos compères en -15ans, nous avions rendez-vous avec les finales régionales ce samedi. Cette journée regroupe les 8 meilleurs équipes de Bretagne, qui ont dû lutter toute la saison afin de se qualifier. Départ de Malestroit à 8h30 pour une arrive dernier délai à 10h30 sur le terrain pour la réunion des éducateurs pour finalement commencer à jouer à ……… 12h20.

Passé cette longue attente, nous nous préparons à jouer le ¼ de finale du championnat contre une équipe que nous avons, à plusieurs reprises, rencontrer en début de saison, Ploemeur/Guidel/Hennebont. Certes nous avons beaucoup épuré notre jeu et aussi énormément travailler sur le plan physique depuis plusieurs mois afin de préparer cette journée. Et bien nous en a pris lorsqu’on apprend que la durée des matchs va doubler, passant de 10 à 20 minutes. Avec Étienne nous sentons le groupe apathique, stressé par l’enjeu lors de l’échauffement.

Le match démarre sur un rythme soutenu, nos impressions se confirment, nous ne sont pas en place, nous oublions tout ce que nous avons appris. Les leaders oublient leurs rôles, il faudra moins de 2minutes de jeu avant que du bord du terrain je mette un brin à notre capitaine. Nous faisons dos rond et à plusieurs reprises, la patrie est sauver par « notre plaqueur fou » qu’a été Tithouan tout au long de la journée. Petit à petit nous sortons la tête de l’eau et arrivons enfin à mettre notre jeu en route même si nous n’écartons pas du tout assez nos ballons d’attaque. La partie est équilibrée mais avec Étienne nous sentons déjà que le travail de sape effectué par nos plus gros gabarits va finir par payer. A plusieurs reprises nous manquons l’occasion d’ouvrir la marque, toujours une mauvaise passe, un excès de gourmandise fait avorter nos excursions dans le camp adverse. La mi-temps arrive, quelques gorgés, quelques consignes et nous voilà de retour sur le terrain. La seconde période démarre comme à fini la première, nos adversaires souffrent physiquement. C’est donc logiquement que nous ouvrons la marque. Le match est de très belle qualité, malgré le sevrage de ballon, PGH ne lâche rien, les défenses des deux équipes sont excellentes et chaque ballon d’attaques est joué à fond de part et d’autre. Sur un énième coup de force de notre pack, nous allons faire le break. 2 à 0 cela commence à sentir bon mais nous nous devons de rien lâcher. Malgré plusieurs nouvelles offensives de chaque côté le score n’evoluera plus. Nous sommes en demi-finale.

Notre demi-finale sera contre Pordic. Cette équipe ne m’a jamais convaincu, sont jeu ne repose que sur 2 joueurs, le demi de mêlée et le centre, qui sont il est vrai très bon mais pas impossible à tenir. Ayant bien étudié leur jeu au fur et à mesure de nos rencontres contre eux tout au long de la saison, nous remanions légèrement l’équipe afin de contrer chacune de leurs offensives. Le discourt d’avant match est très appuyer, d’autant plus que malgré 1h sans jouer, Pordic très imbu d’eux même ne s’échauffe pas, se voyant déjà nous balayer pour accéder en finale. Nos joueurs sont remontés, prêt à tout pour se qualifier en finale. Le match démarre sur un rythme énorme, nos adversaires ne comprennent pas ce qui leur arrive. Nous les faisons reculer sur chaque impact, aussi bien sur les phases offensives que défensives, nous prenons donc logiquement l’avantage au score. Sur la remise en jeu, nous allons même doubler la mise, je n’en crois pas mes yeux nous faisons une partie parfaite. Pordic tente de jouer sur leur centre une grande majorité de ballon mais notre remaniement fonctionne très bien. Nous ne lui laissons pas 1 mètre de répits et malgré qu’il réussisse à plusieurs reprises à faire la différence, collectivement nous arriverons à le contrer à chaque fois, parfois avec des plaquages spectaculaires dignes des plus grands. Le match est de très grande qualité, dommage qu’il soit entaché de beaucoup de faute d’arbitrage. Le chrono défile, la mi-temps se rapproche, l’idéal serait de basculer avec ce score à la mi-temps. Nos adversaires ne l’entendent pas de cette oreille et continuent à faire le forcing. Sur une mêlé adverse, une erreur de placement va ouvrir un trou de souris au demi de mêlée adversaire, ce dernier s’y engouffre bien, une fois lancé, ce joueur au petit gabarit mais aux appuis exceptionnel va se défaire de 2 joueurs avant de se faire prendre à 50cm de notre ligne mais ce plaquage ne l’empêchera pas d’écraser le ballon dans notre en-but. La mi-temps est sifflée la dessus. La seconde mi-temps démarre en notre faveur, après un coup de pied bien placé, notre capitaine qui a bien suivi est sur le point de marquer un 3ème essai mais ce dernier se voit sifflé un en-avant « imaginaire ». En effet, au moment de réceptionner le ballon, étant pas certain de capter le ballon, Kélig préféra très visiblement écarter les bras afin de prolonger le ballon au pied. Sur l’action suivante, Maxime qui va à l’essai se fait cravater à quelques mètres de la ligne adversaire sans même que l’arbitre ne bronche. Devant tant d’injustice, nos supporters venus nombreux commencent à lever le ton. Les joueurs eux aussi donnent des signes d’agacements. Malgré cela nous continuons à développer notre jeu, cependant nous n’écartons toujours pas assez nos ballons. Au fur et à mesure que le chrono défile, la tension elle ne fait que s’accroitre, l’enjeu de ce match pourrait à lui seul expliquer cela mais ceci rajouter aux nombreuses et incompréhensibles erreurs d’arbitrage font que notre demi d’ouverture suite à une agression dans un maul (il prend un coup de poing volontaire et gratuit d’après les entraineurs de Redon) disjoncte et met une droite à l’adversaire en question. Bien évidemment, pour se battre il faut être deux mais à la surprise général seul notre joueur sera exclu. Sur cette pénalité infligée, l’arbitre ira même jusqu‘à accepter un essai alors que le ballon n’a jamais été engagé. Nos joueurs ont bien compris qu’en cas d’égalité, nous passerions à la trappe (et oui, règlement de Me…. que nous a pondu le comité à 2 jours de cette finale). Il reste moins de 5 minutes à jouer, durant celles-ci, Pordic ne touchera plus un ballon. Nous allons marteler nos adversaires, et subir faute sur faute sans broncher (plaquage haut, hors-jeu), il n’y a pas que nous qui ne bronchons pas, l’arbitre en fait de même… Je suis excédé, nos supporters aussi et ils le font savoir, sur un coup de gueule d’un spectateur, l’arbitre va être tellement bon, qu’il va nous sanctionné d’une pénalité, et oui du jamais vu… Qu’importe, nos joueurs veulent cette finale et ils ne relâcheront pas leurs efforts. Les minutes s’égrainent, nous campons à moins de 10m de la ligne adverse. L’arbitre se décide enfin à siffler une pénalité pour nous, intelligemment nous la jouons vite, nos adversaire sont pas à distance règlementaire donc fort logiquement je m’attends à une nouvelle pénalité mais celle-ci n’arrivera pas. Nous faisons le forcing, Pordic se met perpétuellement à la faute mais ne sont que très rarement sifflé. Pénalité pour nous à 5m de la ligne adverse, nous envoyons du lourd, Yann bien soutenu par le pack va à la percussion et enfonce les adversaires et écrase le ballon sur la ligne, j’exulte, nous avons tous vu l’essai, que nous soyons du club ou simple spectateurs sauf l’arbitre… Le match se termine, nous venons de nous faire éliminer en demi-finale. Je comprends mieux d’un coup les propos de Mourad Boudjellal concernant la So… Arbitrale. Les joueurs sont abattus et ils ont de quoi.

Il nous reste un match à jouer pour rentrer sur le podium régional, celui-ci sera contre Redon. Dur de remotivé les troupes qui ne sont clairement pas venu pour jouer autre chose que le titre (alors que l’objectif est de rentré sur le podium). Je leur rappel notre objectifs d’il y a 6 mois, on peut encore y parvenir. Mais comment être crédible alors que tous voient bien dans mon regard que je suis aussi déçu qu’eux. Le match démarre clairement en faveur de nos voisins redonnais, nous ne voulions pas jouer ce match et cela se voit. Sans rentré dans les détails, nous devons perdre ce match en encaissant 7 ou 8 essais. Mais comment leur en vouloir…

Certes sur le coup nous étions tous déçu car de l’avis de tous, notre place en finale aurait été plus que mérité, que beaucoup pense qu’en finale plus rien ne nous aurait arrêtés mais avec un peu de recul, il est clair que notre bilan est plus que positif. Je suis très fier des minots En septembre nous aurions tous signés pour une aussi belle saison. Je ne peux m’empêcher de repenser à la réflexion de Jeff, notre responsable de l’école de rugby, lorsque je lui ai annoncé, en début de saison, que mon objectif était de rentrer dans le top 5 régionale. « Tu vise trop haut » avait-il dit. Ce groupe à un bel avenir devant lui, avec plus de travail je ne serais pas surpris de les voir faire mieux que cette année d’ici deux ans… l’avenir nous le dira.
Rémy

lundi 7 mai 2012

LES -15 ANS VICE CHAMPION DE BRETAGNE A XII


A notre départ de Malestroit, l’équipe est pratiquement au complet (nous avons du laisser trois joueurs à la maison, blessés), de nombreux parents sont venus encourager les joueurs. Cette journée clémente par le temps (coups de soleil pour tout le monde) n’aura, par contre, pas épargnée l’équipe

En effet, lors du premier match, après 7 min de jeu, un joueur majeur se blesse (double fracture du poignet) et part directement aux urgences de la ville. L’équipe ne se désunie pas et parvient à gagner ce match, malgré la perte de leur copain, et leader.

Le second match voit aussi la victoire de l’équipe. Pour finir champion il faut gagner les 5 matchs de la journée, nous sommes bien partis, 2 sur 2. Un léger repas est pris, le match de reprise est plus dur mais c’est une victoire importante contre un adversaire direct. Deuxième coup du sort, c’est notre capitaine, véritable moteur de l’équipe, qui, à son tour, est obligé de sortir du terrain : cervicale bloquée. Le sort s’acharne, mais l’équipe tient bon ce troisième match est empoché, les organismes commencent à se sentir fatigués, mais la victoire des trois premières rencontres fait oublier les petites erreurs individuelles….comme quelques plaquages ratés…..

Dès le coup d’envoi du 4ème match, notre deuxième centre, véritable découpeur (excellent plaqueur) se blesse au genou sur un plaquage défensif de grande classe. Une fois de plus le sort s’acharne mais ce coup là, l’équipe est marquée, la volonté affichée malheureusement ne suffit pas, et c’est une défaite deux essais à un ….après beaucoup de maladresse…..

Il reste un match, nous pouvons encore être champion, la condition c’est de gagner ce dernier match. L’équipe galvanisée attaque les premières minutes comme il le faut, et c’est en toute logique que nous marquons un essai qui malheureusement ne sera pas transformé. La domination du match est réelle, malgré, diront certains, de nombreuses erreurs d’arbitrages nous pénalisant……. L’arbitre fait parti du jeu, nous aimons ce jeu, le reste n’est que aléa…… du jeu.

Et là, sur un plaquage raté, et oui encore un, le rêve s’écroule : match nul, un essai non transformé chacun, les derniers assauts de notre équipe n’ont pas permis de passer de l’autre côté de cette fameuse ligne d’essai……match nul à la fin de la rencontre = deuxième place du championnat de Bretagne…….. Beaucoup de déception, des larmes, une pensée pour nos blessés, mais rapidement la bonne humeur revient. L’entente Ploërmel-Malestroit/Questembert a fait une saison extraordinaire en se qualifiant pour les phases finales, pour la première fois de sa carrière, comme les moins de 13 ans, ce qui nous montre que l’école de rugby de Malestroit a su, au fil des saisons, construire patiemment son rugby.

Bien sûr, nous n’aurons jamais les moyens des grosses villes, mais les joueurs, éducateurs, dirigeants, parents permettent de compenser par une chose essentielle en rugby : l’ENVIE, et c’est cette même envie qui fait progresser le club depuis de nombreuses années.

La fin de la saison est proche, le bilan est d’ores et déjà positif, pas mal de mouvements vont se réaliser la saison prochaine. Des personnes vont partir, d’autres vont arriver, le club sera, lui, toujours là, encore plus fort. Les souvenirs communs seront, où que nous soyons, le ciment qui nous liera, quoi qu’il arrive à ce club que nous aimons et que nous aimerons toujours……..

Olivier

Educateur -15

mercredi 2 mai 2012

ENCORE UN PEU DE PATIENCE !!

Oui, je sais, je suis en retard, mais la saison est fini alors il va bien falloir tenir jusqu'en septembre...

Non, lol, je prépare le compte-rendu senior contre Vieux Marché, demain... peut être...

A bientot.

DL

mardi 24 avril 2012

ENCORE AVEC LES HONNEURS MAIS ENCORE UNE DEFAITE !

Défaite qui fait d'autant plus mal qu'on ramène encore des blessés ...

On m'a fait remarquer, légitimement, que la semaine dernière, en annoncant l'impossibilité de se qualifier, j'étais allé un peu vite en besogne. Il était vrai que, mathématiquement, on pouvait encore accéder à la finale et plus facilement au Championnat de France grâce à la troisième place qualificative. Il nous fallait néanmoins gagner nos deux derniers matchs avec au minimum un BO et compter sur une défaite de Redon (le deuxieme) et Bruz (le troisième). On n'avait plus notre destin en main. Comme on a perdu, là c'est sur, c'est mort... Défaitiste ? Non réaliste. Et puis tellement content du chemin parcouru depuis bientot 6 ans pour moi dans ce club que..., sans parler de la fusion. On finira dans les 5 premiers. 4 ou 5, cela dépendra de notre résultat contre Vieux Marché (qui a étrillé Pordic) et de celui de Vitré qui ira à Bain. Un haut de tableau donc, pour un promu... mais là n'est pas le propos (pour l'instant).

On allait à Bruz donc qui devait jouer contre nous sa troisième place (voir deuxième - acquise grâce à la triste défaite 38 à 5 de Redon à Fougères. Plop !!). C'était donc un quart de final pour eux. On l'a perdu, autant vous dire de suite par 17 à 7. Mais on a perdu beaucoup plus, pas notre dignité ni notre honneur, loin s'en faut, mais encore 4 joueurs dont deux qui ne seront pas de retour pour dimanche prochain, c'est acquis. Mais j'y reviendrais...

Les locaux étaient déjà changés quand nous sommes arrivés et étaient sur le terrain avant que l'on ne rentre aux vestiaires ou presque... Motivation, motivation...Temps agréable même si humide et beaucoup de vent. Une entrée tonitruante des locaux qui ne donne pas grand chose pendant 5 minutes où nous on fait chauffer le diesel. Et puis pendant 25 minutes, on campe chez eux, royal, contre le vent. On domine devant, même si en touche on a mis un peu de temps à s'adapter à leur "1.5". On domine en mélée et on va gagner au moins 6 ballons sur le match sur les rucks et sur les mauls on pourris 7 ballons (vive le travail, ca paye).

Malgrés tout, même si on les surprend, on ne marque pas. Quelques petites erreurs de choix (avec du jeu au pied hatif plutot qu'à la main où des opportunités étaient présentes). De meilleurs aurait peut-être permis de franchir. Mais bon... qui le sait ? On est bien en place en défense où on monte bien. Mais deux pénétrations dans nos 40 et au bout deux essais. Tous de trois-quarts (c'est jeune et ça galope) et bien construits. Sur le premier un placage manqué nous met dans le rouge. Mike, sans doute un des meilleurs plaqueurs et bouchonneurs du club, se fait casser son placage ! Peut être un des seuls de l'année... Comment lui en vouloir ? Et puis le gars en face a du mérite. Ensuite, sur le second on se perd dans une feinte petit côté et du coup on est en retard au large, en sous nombre... Ca va au bout, sous les poteaux ou presque : 14 à 00.

On est là pour quoi ? Pas pour le score mais pour le plaisir, le respect, pour ne pas gacher une belle saison et jouer sans pression notre va tout. Du coup, on repart sans même baisser la tête. Et on redomine jusqu'à la mi-temps. Après plusieurs beaux temps de jeu on les bouscule et par un retour petit côté, Rico, bien servis mais qui s'arrache, va en terre promise. Tio la tente en coin (même si on a essayé de gratter quelques metres à l'arbitre, hein...) : elle passe (le poteau du milieu en plus). 14 à 7 aux citrons. Le public déchante et se pose des questions. On est trop dominateur, on joue bien. Pas grandiose certes mais bien concentré, attentif, agressif, dynamique.

Du coup à partir de la mi-temps, ils ne tentetont plus les touches pour le BO. Ils essaieront les 3 points qu'ils vont manquer plusieurs fois. C'est un signe. Une simple victoire ne sera déjà pas si mal pour eux à priori. Nous, on fait notre petit bonhomme de chemin. Cependant on commence à fatiguer avec les remplaçants rentrés de bonne heure. Le jeu a de plus un rythme assez élévé. Conclusion : on fait des fautes dont ils ne savent pas profiter mais qui nous maintiennent dans notre camp. Une fois de plus, notre jeu au pied est souvent inadapté et les consignes non respectées. Le résultat est qu'on ne va plus chez eux. On a clairement derrière un déficit de franchissement sur une defense très rapide. On manque un peu d'alternance. Les joueurs en place n'ont pas à rougir de leur performance tout au long de la saison. Ils ont déja fait preuve de leur qualités indéniables. Cependant il nous manque des Gaby, des Max ou des Thibault pour franchir. On fini très bien et seul un méchant poteau rentrant permet à Bruz (dans les 10 dernières minutes) de nous oter le BD. 17 à 7. Crotte, flute, zut (ca c'est pour les gosses..).

Mais quelle envie, quel plaisir malgrés tout, tête haute messieurs. Encore du travail et ce dés mercredi, de la vision et de la gestion à acquérir. Mais bon comme dit notre capitaine qui n'a plus ses jambes de 20 ans et c'est bien dommage "on travaille déjà pour l'année prochaine"...

Des bléssés en plus donc à déplorer avec JP qui c'est pété la rotule ou je ne sais plus quoi (saison fini), Patrice qui s'est flingué le dos (lumbago), Titi qui c'est "désolidarisé les muscles du molet" (un truc de vieux sans doute, hein Titi ? respect), Flo qui a pris un coup de sabot sur la nuque par une noiraude d'en face et Erwan qui est sorti sur une patte... Je peux donc rajouter ceux là à Poussin jaune (acromio), Totos (entorse du pied), JB (doigt cassé tel une petite noisette vendredi soir - c'est pas moi !!!), Max convalescent, Gaby (talonnette), Thibault (bursite), Seb F (acromio), Berga (genou), Rod (genou), Gus (cheville), Dada (genou comme une coucourde) et j'en oublie sans doute. Ca fait une belle équipe de bras cassés, non ? C'est déjà ca qu'on aura gagné.

A+

mardi 10 avril 2012

LA FINALE, C'EST TERMINE...

En perdant dimanche à Pordic sans ramener de point, les seniors ne peuvent plus acceder à la finale.

Cela se jouera donc entre Vieux Marché (ça c'est acquis) et soit Redon ou Bruz. Nous pouvons cependant jouer les troubles fêtes (avec l'équivalent d'un quart de finale à Bruz dans 15 jours) et pouvoir conquérir la troisième place, synonyme de championnat de france. D'autant que le dernier jour, Redon et Bruz se rencontrent (équivalent d'une demi-finale). Nous, il nous faudra recevoir dignement Vieux-Marché pour une dernière (pour beaucoup et) à Malestroit.

Mais nous en sommes encore loin de ces matchs. Loin comme la date prévue à l'origine de ce match Pordic / RCPPM qui a été "à rejouer" pour les raisons que l'on connait. On a fini par y aller donc, en covoiturage pour arrêter l'hémorragie financière de ce chapitre de l'histoire du club. Merci aux 18 gars qui ont répondu présents parcequ'ils ont pu. Le bilan froid (et même glacial) : 23 à 13. Pas de point, pas de Bonus Défensif et un genou (saison terminée pour Rod à priori).

Maintenant, si on y regarde un peu mieux, c'est tout autre chose... Quel bel esprit, quel sacrifice, quel générosité... Vous me direz, on aurait pu en prendre 50, du coup ca changeait rien. Oui, mais non, pas d'accord. C'était beau, rien à redire ou presque. En début de saison on aurait dit : " un groupe est né".

On partait donc à 13 contre 14 (moins 10 mn à 13 pour Pordic) avec 6 à 3 au score. Un arbitre exigeant mais globalement très bon. Et même s'il était très présent, il a su tenir le match d'une main de fer dans un gant de velour, ce qui l'aurait rendu presque agréable s'il n'était pas si hautain et quelque peu imbu de sa personne. Ce serait certainement, à l'inverse, du coup, un des arbitres préféré du comité.

On commence super bien la partie même si on semblait aphatique à l'échauffement. On est guerrier, vaillant, attentif. On domine en touche et ce sera le cas pendant tout le match. Certe il y a du dechet, à cause du vent principalement et même si Seb a pris la foudre sur les claquettes à plusieurs reprises. Avec un seul sauteur, on sort largement notre épingle du jeu. Ils n'ont jamais réussi à s'adapter à nos réduites et de leur coté, les déchets étaient trop importants pour que ce soit une rampe de lancement interressante. En mêlée fermée, on a dominé également (sans changer le pack du match), à l'ancienne, avec plein "d'intro maison" pour eux qui nous ont nourri de ballons et plusieurs intro volées directement. Ce n'est que dans les 10 dernières minutes, avec la rentrée de leur capitaine habituel, qu'ils commencèrent à faire jeu égal. Dans les rucks on a été également dominateur et le seul point faible fut les mauls où on a subis quelques turn-overs, comme eux, mais notre solde est négatif de 3 ou 4 ballons. Derrière, on a joué cranement, sans complexe, dans l'alternance avec du bon jeu au pied et des relances mais à un de moins...

Une erreur de placage dans ces grands espaces nous met en difficulté en première mi-temps et la transformation nous mène à 13 à 3. On se dit qu'on va lacher prise... Mais le refus de demissionner sera présent tout le match. Rod (en ouvreur) nous fait une démonstration de ses bagages techniques et de sa vision. Gaby et Toto animent comme ils peuvent... Max, remplacé en 15, aura sans doute plus couru que l'ensemble de la saison et c'est crevé qu'il terminera le mach. Flo pénetre dans l'embut, rageusement, superbement lancé par Loulou auteur d'un grand match et on recolle à 13 à 10 à la mi-temps. On fait des changements comme on peut car Rod va se blesser et Gaby s'est donné une talonnade sur un essai qui lui fuit les doigts dans l'embut. Mike finira en 15 et alternera les defenses et la couverture (va faire un gros dodo lui aussi je pense...).

Que dire, du coup ? le jeu stéréotypé et reducteur des locaux ne leur permettait pas de bien jouer à mon sens. Cependant, ils ont gagné. Ils ont fait deux mauls... Dont un à 5 minutes de la fin (avec un score de 18 à 13, on avait encore le BD). On écroule volontairement sans que l'arbitre ne rechigne, mais peut-être trop tard, ou en tout les cas trop près de notre embut. Derrière ça joue vite, on est fatigué et plus très lucide : du coup leur huit plonge dans nos pieds et même s'il est plaqué et qu'il semble ramper, l'essai est validé.

Rageant pour le BD qui aurait été un minimum pour récompenser nos fières guerriers. Et je ne crois pas qu'une victoire aurait été un hold up. 23 à 13 pour finir donc pour Pordic qui sauve sa saison. Nous, on evite le forfait et le ridicule qui nous pendaient au nez. On pouvait mieux faire, certainement, avec une plus belle équipe. Mais non... Mon dieu qu'elle était belle cette equipe... J'ai demandé un moment à Remy (sur la feuille de match) s'il voulait rentré : on s'est regardé et on était sur que ca ne servirait à rien. ll y a des jours où vous savez que le groupe, même diminué, à 13 pendant 70 minutes, ne lachera rien. Vous voyez les gars qui courent, qui plaquent, qui se relèvent, qui souffrent et ne disent rien et vous ne voulez pas y changer quoi que ce soit. Eviter de déséquilibrer le truc. Ne pas être obliger d'en sortir un, certe pas plus frais que les autres mais parceque vous ne voulez pas leur enlever ces instants de vrai rugby, d'état de grâce où on a la puérile impression qu'on pourrait tenir des heures... Comme un serment... La tête haute messieurs ! Vous me direz, il ne nous reste que ca, possible, mais bon, c'est déjà ça. Landivisiau en avait pris 30 la semaine d'avant et à 15 contre 15. Nous on en a pris dix avec une "équipe courage". Les p'tis gars ont mouillé le maillot pour rien... Si, pour eux, pour le respect, pour le groupe, pour le club, pour le rugby et pour... un dimanche de Pâques sur la route.

DL

jeudi 5 avril 2012

FINALE REGIONALE NOUS VOILA....

Ce samedi, c'était direction Redon pour la dernière journée de championnat de Bretagne

Mathématiquement qualifié pour la finale régionale avant cette journée, nous avions à cœur de confirmer notre statut de « gros » dans ce championnat lors de cette dernière rencontre. Objectif prioritaire : se placer en demi-finale. Objectif secondaire : aller chercher la finale du jour. Nos 15 minots présents, qui n’étaient pas du tout au courant que leur qualification pour la finale régionale (le 5 Mai à Vitré) était déjà assurée, apparaissaient prêt à « combattre » afin de quérir les objectifs fixés.

Le 1er match contre Bruz sera (sans vouloir rabaisser nos amis bruzois) le seul match de la journée qui ne sera pas engagé. En effet, il ne faudra pas longtemps pour voir l’ouverture du score et guère plus de temps pour faire le break. Très vite à l’abri du retour au score de notre adversaire, nous faisons tourner le banc. Le score grimpe vite à 5-0 ! Cela est flatteur car même si collectivement nous sommes bien en place, nottament défensivement, individuellement nous péchons un peu. Sur une action anodine de Bruz, Maxime, notre allié petit côté flaire le vilain coup et appelle, appelle, non, hurle qu’il est seul face à 3 joueurs. Personne n’écoute et arrive ce qui devait arriver : nous prenons un essai tout à fait évitable. Pas grave en soit me direz-vous mais si on veut concurrencer les « grosses cylindrées », on se doit d’être exigeant. Le match fini sur ce score de 5 à 1.

Le second match contre Saint Malo s’annonce bien plus compliqué. En effet, les malouins viennent de battre Redon lors du 1er match. Nos gamins donnent le sentiment d’être impressionné de ce résultat car rappelons le, Redon est « notre bête » noire en championnat. Je comprends un peu leur crainte, St Malo a en moyenne 8-10 cm et autant de kilo de plus par joueur que notre groupe. Gros briefing afin de les rassurer dans un premier temps et surtout dans un second temps les gonfler à bloc.

Le match commence sur un rythme très soutenu. Nous subissons fortement les assauts adverses en ce début de match. C’est donc logiquement que nous encaissons le 1ère essai de la partie. Sur la touche, j’attends de voir la réaction, va-t-on se battre ou va-t-on sombrer ??? Fort heureusement pour nous, les joueurs se remobilisent et vont se mettre à jouer comme ils savent si bien le faire, alliant jeu dans l’axe et jeu au large (même si nous ne profitons pas encore assez de la largeur du terrain). Nous revenons au score après une action qui m’a semblé interminable tant elle eut de temps de jeux.

La mi-temps arrive et tombe à pic car nous avons besoin de souffler, de nous réhydrater… Quelles consignes plus tard, retour sur le terrain. Nous prenons le jeu à notre compte. St Malo ne semblent pas habitué à subir ainsi mais ne lâche rien pour autant. Les phases d’attaques s’enchainent. Nous récupérons beaucoup de ballons grâce à la pression défensive que nous infligeons à notre adversaire. Cependant, mis en échec par St Malo par son jeu physico-physique, nous cherchons à jouer sur la largeur. Nous n’arrivons toujours pas à franchir. Au fur et à mesure que le chronomètre passe, nos jeunes pousses s’essoufflent et commencent à lever le pied. De fait, St Malo relève la tête et reprend par moment le jeu à son compte. Sur les touches on sent que tout peu basculer à n’importe quel moment. Je me dis même qu’un match nul ne serait pas une mauvaise opération. Mais comme bien souvent, les minots vont me faire mentir, en moins de temps qu’il faut pour le dire. A 30 secondes de la fin du match, notre énième offensive transperce enfin le rideau défensif pour finir dans l’en-but malouin. Nous pensons tenir la victoire, il nous faut juste assurer la prise de balle sur le coup d’envoi et conserver la possession du cuir jusqu’au coup de sifflet final.

Il en sera tout autre. Trop occupé à fêter cet essai, on prend trop de temps à se remettre en place. Il n’en faudra pas plus à Saint-Malo pour jouer son vatout. La remise en jeu est très rapide et les joueurs n’y sont pas. Arrive ce qui doit arriver dans ce cas-là, on prend un essai « casquette »… L’arbitre de la rencontre siffle la fin du match la dessus. Je suis partagé entre la joie de la prestation des gars et la colère de laisser échapper gratuitement une victoire qui nous était promise et qui nous aurait directement qualifié pour la demi-finale de la journée.

Le 3ème match de la journée va se dérouler contre l’équipe locale du jour, Redon. Nous sommes en ballotage favorable, (nous : 1V+1N ; Redon : 1V+1D) nous devons donc assurer l’essentiel : ne pas perdre. Le coup d’envoi est donné, le jeu démarre sur un faux rythme. C’est Redon qui en tire son épingle du jeu. Après quelques offensives, nous nous faisons déborder et encaissons logiquement un essai. Nous en sommes seulement à 3 minutes de jeu et malheureusement pour nos amis redonnais, ils n’auront plus grand-chose à se mettre sous la dent. En effet, nous allons finir la 1ère mi-temps en trombe et en prime revenir au score malgré une défense adverse qui s’envoit bien. Nous aurions même pu prendre l’avantage au tableau d’affichage car sur un coup de pied, le ballon étant mal capté par le défenseur redonnais, l’arbitre siffle trop vite. Dommage ! Le rebond favorable avait été récupéré par Kélig qui avait bien suivi et filait vers l’en-but adverse. Vous vous doutez bien que je ne peux m’empêcher de pester, suis-je de mauvaise foi vis-à-vis de l’arbitrage ? Peut-être, suis-je trop passionné ? Oui, surement mais promis je me soigne (Edit didier : menteur ! En plus il ne faut pas...).

La seconde mi-temps va être à l’image de cette fin de 1ère période. Nous allons insister (un peu trop) dans l’axe et progresser par de nombreux mauls. Fred (le coach redonnais) avec qui nous nous entendons à merveille, m'avoue qu’il a demandé à ses joueurs de jouer sur les extérieurs. Confidence pour confidence, je lui glisse que j’ai demandé aux miens de fermer le jeu au maximum et de couper très vite les extérieurs en défense. Nous monopolisons énormément le cuir et c’est donc sans surprise que nous arrivons à prendre l’avantage au score. Sur les rares ballons d’attaques de nos adversaires, nous défendons très bien, très souvent à la limite du hors-jeu mais jamais sanctionné... Nous leur mettons une pression énorme. Allant jusqu’à les faire reculer de près de 30 m sur certaines actions. Le chronomètre défile et nous continuons à imposer notre rythme. Nous marquons un 3ème essai. Il reste 2 minutes à jouer, Redon tente le tout pour le tout jusqu’à la dernière seconde mais le score n’évoluera pas. Très heureux du résultat, je regrette tout de même le manque de respect à l’égard de nos vaillants adversaires au moment du coup de sifflet final.

En attendant de savoir contre qui nous allons jouer en demi-finale, petit en-cas pour tous.

Ce sera contre... Rennes-Melesse qui a fini second de sa poule derrière Pordic. Autant j’étais surpris par le gabarit des joueurs Malouins le matin, autant là je ne sais plus quoi penser. Ceux-ci sont plus grands, plus lourds et nous le verrons par la suite, plus rapide. Le match démarre fort, très fort. Le ballon file d’un bout à l’autre du terrain, d’une ligne d’en-but à l’autre sans qu’aucune des défenses ne flanche. Les amateurs de rugby aux abords du terrain se régalent tant les minots ne s’économisent pas. La différence de gabarit commence cependant à faire son effet et nous subissons face à la supériorité athlétique de nos adversaires. Mais nous faisons le dos rond : acculé à quelques mètres de notre ligne, chacun se sacrifie tour à tour au placage afin de ne pas prendre d’essai. Il reste quelques secondes en 1ère mi-temps mais j’ai l’impression que cela dure indéfiniment. Ne pas prendre d’essai avant la pause tiendrait du miracle tant nos assaillants nous font mal. Il faudra toute la malice de notre capitaine pour arrêter le jeu durant les quelques secondes de jeu qu’il reste. En effet, ce dernier va feindre d’être blessé après un énième plaquage à quelques centimètres de notre en-but. L’arbitre inquiet préfère siffler la mi-temps la dessus...

Que cette pause nous fait du bien ! On souffle, on se réhydrate, on répète les consignes qui sont jusque là très bien appliquées. Le match redémarre avec encore plus d’entrain. Rennes-Melesse nous pilonne et malgré toute la bonne volonté des gars nous finissons par céder et encaissons un essai. Que dire à mes joueurs dont je suis si fière ? Je ne peux que les encourager, les remotiver à retourner de l’avant. C’est exactement ce qu’ils vont faire ! Nous allons même réussir à imposer notre style. Certes physiquement ils nous sont supérieurs, mais notre détermination inébranlable nous fait progresser par des mauls portés (pas toujours très bien structurés mais tout de même efficace). Nous sommes déjà à moins d’une minute de la fin du match. Nous franchissons la ligne, le maul s’effondre, que va décider l’arbitre ??? Essai refusé, mêlée à 5m pour nous.

Sur celle-ci, nous décidons de faire « péter » kélig : il tient bien sur ses appuis, nous créons un nouveau maul, nous les enfonçons et une nouvelle fois celui-ci s’écroule... Dans cet amas de joueur, l’arbitre ne voit rien et n’a pas d’autre choix que de nous accorder une seconde mêlée à 5m. Nous ne changeons pas de stratégie, bis repetita. On construit de nouveau un maul que nous enfonçons. Dans l’en-but, Thomas s’extirpe avec le ballon et plonge mais, l’arbitre mal placé ne peut voir qu'une main passer sous le cuir quand il s’approche. Nouvelle mêlée. Il reste une poignée de seconde. Nous retentons la même chose mais cette fois, Rennes-Melesse se met à la faute. Le responsable terrain siffle la fin des rencontres ! Que va faire l’arbitre de terrain ? "On n’arrête pas sur une pénalité" annonce-t-il. C’est notre dernière chance de revenir au score ! Zut, mon téléphone sonne, c’est Olivier qui m’appelle pour m’annoncer les résultats des -de 15 ans. A peine le temps de décrocher que je vois mes gaziers derrière la ligne. J’exulte de joie (Olivier en a perdu un tympan...). Nous arrachons un match nul amplement mérité. Mais que vont décider les organisateurs : prolongations, goal-average de la journée ou encore la pièce ? Car rappelons le, les gamins n’ont pas le droit de dépasser un temps de jeu journalier imposé par la FFR. Personnellement, je préfèrerais une prolongation car les 2 autres options me semblent injuste. Les organisateurs décident de départager les équipes au G-A. Cette décision est en notre faveur mais j’ai tout de même des scrupules à gagner un match de cette manière.

Nous voilà arrivés en finale contre Pordic. Cette équipe costarmoricaine ne m’impressionne guère. Son jeu repose uniquement sur 2 joueurs qui, il faut tout de même l’avouer, sont vraiment excellents. Malgré la détermination dans le regard des gamins, je sens bien que les organismes ont déjà beaucoup souffert et qu’il va nous être difficile de relancer la machine. Nous démarrons tout de même bien le match face à des pordicais très vif. Il nous faut jeter nos dernières forces dans la bataille pour ne pas plier face aux velléités de nos adversaires. Cependant la volonté ne fait pas tout aussi forte soit elle... Physiquement nos marmots n’en peuvent plus. Collectivement, nous restons néanmoins bien en place. Il faudra une action individuelle du demi de mêlée adverse pour ouvrir la marque. La mi-temps tombe bien mais ne suffira pas pour récupérer un minimum. Seule consigne : ne pas baisser la tête quoi qu’il arrive.

La seconde mi-temps sera à l’image de la 1ère : malgré notre envie, nous allons lever le pied au fur et à mesure que le chronomètre défile mais sans jamais rien laisser filer. Pordic va par 2 fois aggraver le score grâce ses 2 joueurs vedettes. Que reprocher à mes joueurs qui ont déjà tant donné durant la journée ? Nous ne refusons pas le jeu pour autant et jouons nos rares possessions de balle à fond. Cela va finir par payer car nous réduisons le score. Le match se termine sur un 3 à 1.

Malgré la tristesse de ne pas avoir gagné cette finale, les joueurs retrouvent très vite le sourire quand je leur annonce qu’ils sont qualifiés pour la finale régionale.

Je vous donne donc rendez-vous le 5 mai à Vitré pour cette finale régionale où, je le souhaite, tout le monde sera présent pour nous encourager.

R.L.L

LES LITTLE BULLS – LA SAGA EST TERMINEE

Ce 31 mars ensoleillé (c’est fou ! cette saison rugbystique n’aura pratiquement connu que des samedis ensoleillés… à quand l’hiver bon sang !!!) nous sommes aller baguenauder à Elven histoire de conclure le championnat départemental du Morbihan.

Baguenauder c’est bien le mot pour l’équipe A qui a survolé les 2 rencontres contre Elven 2 et Lanester 2 tant l’écart entre la poule 3 et la 4 était mesurable, donc les loulous ont privilégié l’exploit individuel… il me semble qu’on dit : « à vaincre sans effort, on triomphe sans gloire », cela y ressemblait fort.

Pour l’équipe B qui retrouvait la poule 6, le bilan s’établit à 2 victoires pour 3 défaites mais concédées, m’a dit P’tit Ludo, de justesse et en montrant une belle résistance. Ils ont mis les barbelés plusieurs fois devant la ligne d’en-but… mais les adversaires sont passés. Souhaitons que cette belle résistance augure une suite prometteuse.

Encore un petit mot sur la B pour laquelle nos décompteurs émérites nous ont confié avoir eu le sentiment de s’être fait gruger d’un point sur le décompte… on se consolera en se disant que nous restons fidèles à nos valeurs d’honnêteté et cela nous coûte d’autant moins cette fois que la victoire nous reste acquise…(voir samedi 3 mars).

Cela me donne l’occasion de remercier vivement nos décompteurs qui tout au cours de la saison nous assistent scrupuleusement s’astreignant souvent à des tâches annexes pour nous aider. Merci vraiment à eux pour leur engagement plutôt que d’être simplement spectateurs, ça aussi ce sont nos valeurs au rugby.

Voilà. Restent les entraînements et les tournois donc encore un peu de boulot pour rucker de plus belle, plaquer dans l’enthousiasme, pousser dans la joie et progresser toujours plus.

José.

mardi 3 avril 2012

LA FOUGERE, MEME EN JAUNE ET VERT, CA PIQUE !

Ciel, déjà mardi ! Va falloir que je m'y mette...

On a perdu !!! Ca deviens une habitude contre les "mal classés"... 12 à 17 - Bonus Défensif et 6 à 17 à la mi-temps. Pas mal de public par ce beau temps chaud. Un arbitre un peu en retard mais qui c'est préssé pour sa préparation et qui est toujours aussi sympa et bon.

22 sur la feuille de match avec de nouveau Remy. Pas un seul suppléant éventuel. Il y a des blessés mais aussi des absents, c'est comme ça... Ca n'aide pas. On reste dans le dur, la concurrence joue moins, des joueurs sont fatigués mais tout le monde à sa chance. C'était la dernière d'Alain qui nous quitte pour des salons professionels : il va enfiler des perles comme on dit. C'était aussi sans doute la dernière sur Gourhel de JB qui va partir en Savoie l'année prochaine et idem pour moi cause mutation professionnelle. J'avais (un peu...) les boules. Quand ça fait 6 ans que vous êtes sur un même terrain et que vous voyez le chemin parcouru... Mais je m'égare et j'ose espérer que ce genre de sentiments n'a pas fait pencher la balance "sportive" de la motivation dans le mauvais sens.

On a modifié l'echauffement. A priori, c'est bien passé. On essayerra de reproduire la prochaine fois. On cherche à s'améliorer. On rentre bien dans le match : motivé, dynamique et chaud mais on prend la pression. On manque surtout trop de placages. On cherche trop à aller en haut et du coup, ça ne tombe pas. Surtout ce 10 qui, avec ses cheveux grisonnants, va nous faire passer un sal après-midi. Très bon joueur au pied, bonne vision, malin et de plus petit et difficile à attraper.

On va prendre deux essais en première mi-temps et il n'y a pas photo. On met un bon quart d'heure à s'adapter à leur touche à 5 et puis on redresse la tête. Plusieurs mauvais choix tout de même dans l'animation avec certains surnombres au large qui ne seront pas joués.

On fait le point à la mi-temps (6 à 17 donc) et on fait un peu tourner mais il manque quelque chose, je ne sais pas quoi !? On a pas spécialement la pression. On pousse, mais bon... Rico passe 6 points et en manque mais eux aussi alors... On revient en guerrier sur les placages. La touche du coup, on domine. En mélée fermée, on leur volle des ballons. Mais on a trop de dechet ballon en main. Avec une équipe remaniée tout les dimanches... On butte sur une défense qui joue bien le jeu. C'est pas évident ! Et puis on fait trop de fautes avec un blanc pour fautes techniques répétées qui fait perdre du temps de jeu à François qui a fait le boulot une fois de plus et Flo qui percute en rafutant le point fermé. Et même s'ils en prennennt aussi, leur gestion est meilleure. Ils venaient sauver leur saison, ils en voulaient sans doute plus que nous. Et puis zut, faut pas se cacher non plus : on a été moyen, pas bon en tout cas. Voir mauvais dans certains secteurs à certains moments.

On est toujours 4 ème derrière Bruz qui s'éloigne un peu et Redon qui a gagné par forfait. On peut encore se qualifier mathématiquement, mais on n'a plus notre destin en main. Il faut que devant ça perde des matchs. Il nous reste Pordic dimanche prochain (normalement), Bruz pour un 1/4 de final chez eux et la réception de Vieux Marché qui a perdu son second match à Vitré dimanche. Ils viendront pour préparer leur finale ou pas ou pour venger leur défaite chez eux ou pas. On verra bien...

Le ressort n'est pas cassé, je refuse d'y croire. Simplement la poule est homogène, on a pris une division de plus. Après, on finira forcément en haut de tableau alors le reste, c'est du bonus voir du bonheur. Merci encore aussi aux bénévoles pour la buvette et à Annie pour son "petit" sandwich jambon (les gosses ont adoré et je ne crois pas en avoir mangé la moitié... la prochaine fois je me cacherais).

DL

lundi 26 mars 2012

UNE VICTOIRE QUI FAIT DU BIEN !

Comme quoi, même avec une équipe remaniée, quand on ne triche pas...

Vous l'avez compris dés mon titre, on est allé gagner à Matignon et de belle manière en plus. Alors permettez nous d'en profiter ! Non pas d'étaler notre supériorité ou je ne sais quoi mais simplement de savourer... Ca faisait longtemps tout de même. Depuis Vitré en fait et même si nous sommes toujours convalescents, comme une grande partie des joueurs, celle la, elle fait du bien partout.

Avec les forfaits de dernière minute de Max et de Rod, la ligne de trois-quart subissait encore des changements jusqu'à dimanche matin. P'tit cochon vient tout de même avec le sac, on ne sait jamais. Il ne jouera pas : il y a déjà trois talons sur la feuille de match et il faut qu'il se repose. On lui en a parlé juste avant de rentrer au vestiaire. On choisit Rémy au cas où il faut rentrer en trois-quart. C'est pas top avec sa patte folle mais c'est mieux. Remy qui pour finir n'est pas rentré... Ce qui veut dire qu'il n'y a pas eu trop de casse et c'est tant mieux. Du coup si Stéphane avait été sur la feuille, il ne serait pas rentré non plus.

On arrive à l'heure sur le terrain de Matignon. Au début on traverse un petit terrain vague à la recherche de celui-ci et, en apercevant les poteaux, on se rend compe que la zone sans herbe et bombée c'était le terrain !!! On comprend mieux les gars du coin quand ils disent qu'ils préferent aller jouer à l'extérieur. Des petits vestiaires vétustes mais aux douches chaudes et à coté deux superbes terrains de foot semblables à du billard dont un qui n'a pas vu de crampons depuis un mois... Quand on se plaint de nos douches et de notre éclairage...

22 sur la feuille de match donc pour nous et 17 pour eux. Période de chats maigres, ils sont 27 licenciés, la fin de saison arrive, ca tire... Un petit laius de ma part dans les vestiaires sur notre lucidité par rapport à ce qu'on veut faire au rugby en générale et sur ce championnat en particulier. Ca donne le ton et on sort. L'arbitre, dégouté, arrive à 14 h 30 : lui non plus n'avait pas vu le terrain. Il pensait que c'était un terrain de boule annexe...

On commence après une minute de silence en respect aux victimes de Montauban et de Toulouse. Il va faire chaud, c'est sur (hein Loulou, tiens prend un coup de flotte..). On est de suite bien dans le match et on se rend bien compte que les défenses vont brider les envollées fantastiques sur ce terrain de 66 m de long par 40 à tout casser. Les dix mètres (ou les quarantes pour les puristes) ne sont même pas tracés. Ils sont à 3 m des 22. On débute bien, dans l'alternance et l'animation. Gwena varie bien et se met en chef d'orchestrre plutot qu'animateur. Klopo et Rico, basculé au centre pour la journée, s'en chargeront.

Du jeu au pied, précis et comme il faut, nous fait repartir souvent vers le terrain adverse. Avec nottament Gwena qui trouve une touche de plus de 60 m (embut vers leur 22...) ! On domine en touche, je repette : on domine en touche ! Oui je ne mens pas. On trouve tout, on est synchro, on alterne bien, les lifts sont coordonnés, etc... On fait simple sur les contres mais ça les gene énormément et quand on ne fait pas de moisson directement, on récupére derrière. Il faut dire que l'on a pratiquement tout les rebonds, les coups de pieds, etc... Comme quoi, quand ça veut sourir...

Sauf pour Guillaume qui sur une de nos contre-attaque bien menée se refait mal au genou. Il sort, remplacé par Toto qui doit retrouver sa confiance et sa sérénité. Devant on domine : on a nos mélées et on les bouscule sur les leurs, on récupére nos renvois et on gagne plusieurs ballons sur les rucks. On bloque leurs mauls et on provoque des turn-overs. La solution, même sur ce petit terrain est au large car on voit que sur deux / trois temps de jeux, ils n'y sont plus.

Cependant un pack dynamique et un dix très animateur oblige à être au combat et attentif. On marque néanmoins très vite un bel essai par Flo qui après quelques péchés de gourmandise se rachete et va marquer entre les poteaux. Seb transforme. 7 à 0. Derrière on prend une pénalité et ils en manquent une autre mais on ne s'affolle pas. Puis sur un coup de pied anondin qui arrive dans les 22, Toto attend un rebond, c'est pas grave il a encore le temps mais, obligé de se déplacer, il regarde l'adversaire pourtant loin d'arriver et fait un en-avant. On prend la pression et après plusieurs temps de jeu, les locaux marquent un essai sous les poteaux. 10 à 7 pour eux. On s'accroche et on repart. C'est nous qui animons et à part leur 4 et leur 5, ils ne proposent pas grand chose : c'est stéréotypé. Du coup, on avance, beaucoup. On distribue les cartouches et ils finissent par se mettre à la faute et Rico, botteur du jour désigné à l'échauffement, s'acquilte de sa tache. 10 à 10 puis 13 à 10. On siffle la mi-temps sur ce score.

On sort juste Seb pour qu'il récupére car il n'y a que lui en remplacant trois-quarts si besoin et on donne du temps de jeu à d'autres comme Olivier. On repart de plus belle et on enchaine bien, les gars sont confiants. Même si l'arbitre est laxiste, il est surtout dans la prévention et est homogène donc on ne dit rien, on ne s'ennerve pas, on ferme sa bouche. On ne prendra de nouveau aucun carton, c'est bien aussi. On enchaine et on les presse. On a toujours une tres belle conquête en touche. On croit réver. Ca va mettre Rico de mauvaise humeur tout ça...lol. Du coup c'est lui qui marque le second essai, à gauche des poteaux, en force, car avec les retours des défenseurs, il faut prendre de la profondeur et pénétrer. Il tranforme. 20 à 13. Pour info, sur ce match nous avons passé 6 coups de pieds : un pour Seb et 5 pour Rico avec un qui tape sur le poteau mais qui est rentrant et un qui passe à côté mais de deux, trois mêtres pas plus. C'est bon, ça va faire de la concurrence pour les botteurs. Tio (qui ronge son frein à la pêche et rentre bredouille) n'a plus qu'à bien se tenir.

On se méfie clairement de cette equipe qui connait bien son terrain et qui ne lachera rien. Ils seront joueurs jusqu'au bout. On tient pour l'instant un bon match et on ne veut pas lacher cette victoire qui nous tend les bras. Rico puni de nouveau les locaux et porte le score à 23 à 13. 10 points d'avance, le banc se dit que celle-là, si on la gagne, va nous faire du bien au moral. Peu d'équipes viennent gagner ici ... Et on continue, on domine bien après une touche et des temps de jeu, Alain (de mémoire...) va filer sous les poteaux, in extremis et malgrés les placages.

Derrière, avec la chaleur et le score qui enfle, 30 à 13, on relache un peu inconsciemment. Matignon joue son va tout et relance tout. Ils ne peuvent tenter les pénalités car ils sont trop loin et de plus ça ne les ramenerai pas pret du BD. Leurs touches sont affreuses donc ils jouent à la main. Même si on va se mettre beaucoup à la faute sans être puni de biscotte, on ne va surtout rien lacher, au contraire. Et sur les 10 dernières minutes on relance même de nos 22 ou on trouve de superbes touches. Les arrieres Erwan, Ludo et Toto tentent cranement leur chance et y arrivent très bien, prouvant qu'ils ne sont pas que des remplaçants. Sur les dernières minutes, on domine même franchement : les locaux lachent prises. Ils ne passent pas, ils prennent bouchons sur bouchons et dégueulent un paquet de ballon. Ils finissent pas être aussi beaucoup pénalisé. On tente dans les derniers instants de prendre le point de bonus mais on n'y parvient pas, finissant par un hors-jeux splendide de Klopo qui aurait pu mériter les "couilles d'or" sur celle là, ou sur une autre action, mais... Elles seront décernées à Remy qui ne s'est pas coaché pour rentrer sur le terrain... Limite c'est de ma faute...Quel toupet !

On ne va pas en demander trop. 4 points, 30 à 13, le score est sans appel. A part Guillaume donc, pas de gros bobos et pas de carton !!

Dimanche prochain, sur le terrain de Gourhel, on va dorénénavant se préparer à recevoir Fougères qui vient de perdre à la maison contre Bain. Ils vont venir chez nous pour sauver leur saison et ne pas être relégué. Nous, il nous faut contrétiser notre renaissance. Il ne faut plus se louper. On ne peut plus, il reste 3 matchs.....

Plus celui de Pordic le 08 avril, un dimanche de Pâques...

DL

samedi 24 mars 2012

LES LITTLE BULLS – BIG BOUM BADABOUM BIG BOUM

Le printemps est arrivé : y fait beau, les oiseaux volent gaiement, les bestiaux gambadent joyeusement et nos loulous me direz-vous, eh ben, ils ramassent généreusement…

En ce samedi 24 mars, ce ne fut pas l’avènement du printemps, non non , plutôt le début de la chasse au truffes… je m’explique.

Amputé d’un petit tiers de son effectif, les little bulls ne présentent donc qu’une équipe A escortée de 3 éducateurs (un staff d’élite quoi…). Une équipe composée pile poil pour moitié des joueurs de la A présents et pour l’autre moitié des joueurs de la B présents.

On aurait pu espérer que cela tire nos jeunes sportifs vers le haut : que nenni ! ils ont choisi la facilité et si j’étais un éducateur franc, je dirais la médiocrité en ne récitant pas le rugby qu’ils connaissent, en attendant que l’adversaire aie pris de l’élan sur des terrains grands comme des confettis et donc on a ramassé des points plein notre escarcelle. Des points : oui, mais ceux que les adversaires nous ont mis… d’où : on aurait mieux fait d’aller ramasser les truffes, au moins ça paie !

Comme l’a dit une maman des moins de 11 : c’est peut être de la faute de l’éducateur : eh ben je dis oui !!! et d’ailleurs il aurait du jouer à la place de ses 9 zouaves => au poids ça l’aurait fait j’vous l’dis.

Bon c’est pas tout ça, mais promis, pour le prochain entraînement y’aura du grincement de dents, avant, pendant et après.

José.

mardi 20 mars 2012

MATCH NUL CONTRE LANDIVISIAU

Un match nul, c'est mi-figue, mi-raisin...

15 à 15 au sifflet final. On se dit "ouf". On est tout de même content de ne pas avoir perdu. Mais on a un peu de regrets... Normal aux vues de la performance. Les p'tits gars de Landi sautent de joie mais plus pour oublier que deux secondes avant ils avaient fait changer la couleur de leur slip suite au second essai de ludo. Une équipe du RCPPM fort remaniée, surtout derrière, avec encore des blessés et des absents de longue date. Mais l'ensemble a très "bonne gueule". On n'a pas de raison d'avoir de pression : plus de place à maintenir, juste un but à regarder, à atteindre. Retrouver de la confiance, du sérieux, de l'envie. Les consignes sont simples, du plaisir, pas de fautes et pas un mot !

Un bon arbitre, exigeant mais sympa au final, même s'il faut penser à brosser ses chaussures (hein Gwena !! Difficile de ne pas pouffer dans les vestiaires). C'est partit...

Euh, ben... rien pendant 15 minutes. Mais quand je dis rien, rien de rien. Si, des approximations, un grosse digestion difficile peut-être, un peu de conquête moisie, je dors, je bave la bouche ouverte, je sais pas où je vais, des en-avants, rien au niveau du beau jeu quoi... Heureusement, en façe c'est aussi désespérant. Ca pique les yeux de tristesse... Pourtant les yeux, qui mentent rarement, étaient là dans le vestiaire mais pas le corps.... Il faut qu'il chauffe, le trainard.

Bien... petit à petit, on se met en marche et on défend bien. Dés qu'on arrive à se mettre un peu en place et dévelloper deux temps de jeux on avance. Mais comme d'habitude, on joue un peu à l'envers avec du jeu à la main dans nos 22. Ce qui nous donne des mêlées et des fautes où on rend les ballons à Landi qui ne semble pas mieux savoir quoi en faire que nous. Pour finir, une belle interception de ludo sur nos 40. Heureusement qu'il la chope, parceque sinon il y a un boulevard derrière, que dis_je, une autoroute, gratuite en plus. Essai entre les perches ! Un peu myope la bête, mais quand le ballon est dans ses bras... Ca va au bout avec la mobylette Babar. 7 à 0, donc on se dit que ça va nous décoincer. On commence à se reveiller enfin, doucement, lentement. Mais on est très, très, très (oui trois fois) convalescent. On fait des fautes, on veut jouer trop vite et la conquête n'est pas au top. On se fait bouger en mêlée fermée et on perd des ballons. En touche, on se tire des balles dans le pied tout seul, du gros douze, à bout portant. Mais bon ca va finir par payer, forcément, c'est pas possible autrement. Du coup on donne plusieurs occasions à Landi de recoller. Une seule passe. 7 à 3 aux citrons.

Petite engueulade sur les consignes de jeux. Il faut utiliser le jeu au pied, se réveiller, régler nos problèmes en touche, être plus agressif en défense derrière et ça va venir. Super point positif : on ne dit rien, pas un carton.

C'est repartit et même si on domine, sur une action à plusieurs temps de jeu, par manque de communication derrière notamment, notre défaut récurent depuis quelques rencontres, Landi nous perçe à coeur. L'essai est transformé, ce qui nous donne 10 à 10. Le score ne va pas bouger pendant un moment. On tente bien quelques pénalités car notre touche est vraiment à pleurer (ou à giffler selon l'envie) mais ça ne passe pas.

Sur la fin, leur banc court commence à leur faire tirer la patte. Du coup, après plusieurs temps de jeux, une succession de bons choix, pas de gourmandise, des passes et pas d'en-avant voilà que ludo va inscrire son deuxième essai qui n'est pas transformé, à quelques centimètres prêts (tiens, à Gourhel ça passait. Ca et les douches froides ça fait réfléchir...). 15 à 10 et il reste deux minutes. On récupére bien le ballon sur le coup d'envoi et on remonte le terrain. Mais au sortir d'un maul, on se précipite, on veut trop en faire, on ne se parle pas : en-avant récupéré par les visiteurs qui envoient une grosse patate au pied. Plus d'arrière : il est dans la ligne pour attaquer sur ce fichu en-avant, eh bein oui... Toto s'arrache mais prend la foudre. Il aurait pu taper, oui. On aurait pu marquer avant, on aurait pu ne pas faire d'en-avant, ne pas avoir de blessés, recruté Chabal. On aurait pu... Essai entaché d'une faute, peut être. L'arbitre voit plus un avantage pour les visiteurs. La transformation ne passe pas, les dieux du rugby reviennent vers nous, un peu. Coup de sifflet final : 15 à 15 donc.

Les points faibles : nos touches de MMMMEEEEERRRDDDDDDEEEEE (pardon pour les gosses), notre mauvaise gestion en première mi-temps, notre manque de communication notamment derrière et notre entousiasme qui nous fait aller trop loin.

Les points forts : un cul bordé de nouilles car tout les gros ont perdu. On est à 4 points du second, Redon (finale) et à 1 point de Bruz, le troisième (championnat de france), avec un match de retard... Deux points ça fait du bien, ça faisait longtemps. Pas de cartons, ça faisait longtemps aussi. Même pas un blanc, rien, que dalle !!!! Dans ta face, vilain dieu du rugby des enfers du carton, nanana nanèreee... Et surtout, "c'est ça qu'est bon" comme disait mon toton, pas de bléssés. Ouf !!! Oui, ouf, parce que y en a marre à force. Bon il y a des bobos, quelques points pour notre baiseur de vache sur la trogne à sylvain et même chez les pro du foot, mais ça va le faire.

Voili voilou. Il nous reste 4 matchs + 1 à Pordic (qui est bonus celui là). Alors on fait le dos rond, on travail, on vide sa tête des erreurs ou on les garde juste pour progresser, pour corriger. On est constructif, on est positif : tout va bien, je vais bien.

A dimanche à Matignon, on en reparle.

mardi 13 mars 2012

TOMBOLA DE LA CHOUCROUTE

les lots peuvent être retirés ce mercredi à la maison des associatioon de Malestroit.

Permanence entre 16 h 00 et 17 h 30. Ne pas hésiter à contacter Léonore.

Merci encore aux vendeurs et à nos généreux donateurs.

mercredi 7 mars 2012

LES -13 ANS CONTINUENT LA BONNE SERIE

ENTRE JOIE ET FRUSTRATION

Ce samedi, nous avons pris la direction de Vitré pour la 3ème journée de championnat.
En bonne voie pour se qualifier pour la finale régionale, les minots avaient à cœur de continuer sur leur lancée. Les éducateurs, Etienne Belaud et Rémy Le Lausque, semblaient confiant en fixant les objectifs : se classer dans les 3 premières places de la journée et éventuellement accrocher la finale du jour.

Le 1 er match avait tout du piège. En effet, nous rencontrons Vitré qui souhaite vivement faire un bon résultat sur ses terres. Notre seule crainte est que nos minots soient trop confiants, car lors de la dernière journée de championnat, ces derniers avaient atomisé ces même vitréens. Nous rappelons à nos joueurs que les conditions ont changés, nous avons 1 h 30 de car dans les jambes, les vitréens seront sur-motivés devant leurs parents. Nous devons donc nous préparer à devoir batailler. Le match démarre sur un faux rythme, nous dominons mais n’arrivons pas à concrétiser. Vitré, bien que dépassé dans le jeu, résiste défensivement et joue ses rares ballons d’attaque à fond, nous donnant au passage quelques frayeurs. Néanmoins, c’est fort logiquement que nous prenons l’avantage au tableau d’affichage. Nous continuons à envoyer, alternant jeu dans l’axe et jeu au large. Cela va payer : nous allons doubler la mise puis enfoncer le clou par un 3ème essai.

Le 2 ème match contre Bruz sera bien moins difficile. Sans vouloir rabaisser les joueurs bruzois, il n’aura fallu attendre que quelques secondes pour ouvrir le score. En effet, cette équipe constituée de petits gabarits va être malmenée tout au long du match face à nos jeunes pousses. Malgré la large victoire 6 à 0, nous regrettons que les minots soient retombés dans l’individualisme. Nous souhaitions que ceux-ci profitent pour réviser les gammes et ainsi préparer le 3 ème match de la matinée que nous savions bien plus dur.

D’ores et déjà qualifié pour la demi-finale avant de jouer notre dernier match de la matinée, nous rassurons nos minots sur notre adversaire du moment qui n’est autre que Redon. Pourquoi les rassurer nous direz vous ??? Car nos joueurs craignent cette équipe. Même si nous ne nous l’expliquons pas, c’est un fait. Et pourtant nous n’avons rien à leur envier car les deux équipes ont un niveau équivalant.

Le match démarre très fort. Les deux styles de jeu s’opposent, les redonnais profitant de leurs vitesses de course, nous, profitant de notre puissance dans un jeu physico-physique. La partie quoi que très engagée est un régal pour les yeux. Le spectacle attendu pour cette confrontation est au rendez-vous. Toutefois, suite à un joli mouvement de notre part, le ballon nous échappe sur un plaquage magnifique à quelques mètres de la ligne. La contre-attaque redonnaise, très rapide, va faire mouche suite à un plaquage manqué. Cet essai concédé va être vécu par les minots comme un coup de massue. Les quelques secondes qu’il nous aura fallu pour se remettre dans le match aura suffi à nos adversaires pour faire le break dès le coup de pied de renvoi. 2 à 0. Cela est très mal engagé mais il reste du temps. Les joueurs reprennent le match en main, faisant reculer leurs opposants aussi bien en attaque qu’en défense. Sur le bord du terrain nous avons espoir de revenir au score. Les joueurs insistent dans l’axe, forçant du coup nos adversaires à resserrer les rangs mais nous n’en profitons pas. En effet nous en oublions notre ligne de ¾ et par la même nous vendangeons à 4 ou 5 reprises des essais tout fait. Les redonnais font le dos rond, se rendant bien compte qu’ils s’en sortent bien. Sur un nouveau ballon de contre-attaque, Redon remonte le terrain très vite mais Thomas Lisio, qui a bien anticipé, fait son job en défendant très bien. Redon libère vite le ballon sur la gauche mais cette fois c’est Tahina qui arrête l’action par un plaquage très (trop) appuyé. En effet, les éducateurs des 2 équipes ont eu une jolie frayeur en voyant l’ailier redonnais subir ce plaquage cathédral. C'est donc logiquement que Tahina est exclu. Sur la pénalité, nous restons statiques et encaissons un 3 ème essai. Le match se fini la dessus... Nous devrons donc jouer le 1er de l’autre poule en demi-finale.

Cette demi-finale nous oppose à Pordic qui est loin de nous avoir impressionné lors de ces matchs de poule. Le match démarre avec une forte domination de notre part, nous alternons très bien notre jeu. Néanmoins un arbitrage que je qualifierai de scandaleux, honteux, consternant (les mots me manquent) va faciliter la défense de nos adversaires. En effet, aucun plaquage irrégulier, aucun hors-jeu ne sera sifflé, allant même jusqu’à siffler des en-avants alors que les passes (mal ajustées) finissaient 2 mètres derrière nos joueurs. Comment motiver des gamins qui se sentent à juste titre volé par l’arbitre ? Que puis-je leur dire alors que nous jouons parfaitement bien ? Malgré notre discourt très encourageant sur notre qualité de jeu, les joueurs craquent moralement. C’est donc logiquement que nous encaissons un 1er essai. Nos minots ne baissent pas les bras (et pourtant il y avait de quoi en voyant cet arbitrage) mais défavorisé par l’arbitre nous allons totalement sombrer au score pour finir à 4 à 0.
Il nous reste le match de la 3ème place à jouer. Mais comment redonner envie à nos joueurs de se battre après cette déconvenue ??? Les joueurs sont frustrés, ils sentent tous que cette finale était pour nous. Une partie du groupe est en colère, l’autre a les larmes aux yeux. Après une longue discussion avec nos minots oû nous sommes bien incapable d'expliquer pourquoi l'arbitre bruzois (oups je voulais pas dénoncer...) nous à voler le match, oui oui je persiste et je signe là dessus, nous remotivons les troupes. L'heure du match arrive et nous sentons que plus rien ne va les arrêter pour aller gagner le dernier match de cette journée.

Le match pour cette 3ème place se joue contre Elven-Muzillac, nous nous attendons à un gros combat face à cette équipe. Nos jeunes pousses aiment nous faire mentir car il faudra attendre seulement 20 secondes de jeu pour voir l’ouverture du score et moins d’une minute de jeu pour nous voir doubler la mise. Nous dominons outrageusement nos adversaires qui ne touchent guère le ballon et commencent à refuser le défi physique qu’on leur impose. Cette supériorité aura pour conséquence de retomber dans notre éternel défaut qu’est l’individualisme. Cela va vite nous faire grincer des dents au bord du terrain... Nous demandons donc de respecter notre projet de jeu qui, je le rappelle, est basé sur l’alternance de jeu dans l’axe et de jeu au large. A la fin du match, le score est de 7 à 0.

Les objectifs de la journée sont atteints. La finale régionale nous tend les bras. Nous avons encore du travail pour aller chercher ce titre. Tout le monde doit faire l’effort de venir aux entrainements pour parvenir à cet objectif ultime.

RLL

LES LITTLE BULLS

LA LUNE C’EST PAS UNE PROMENADE


En ce samedi 3 mars nous partîmes 12 et arrivâmes à 14 à Pluvigner : 14 pile poil deux équipes tout juste pour fournir.
Rappelez-vous, nous avions décroché la lune : poule 2 pour l’équipe A et maintien en poule 5 pour l’équipe B ; nous apprenons sur place qui nous rencontrons.
Pour la A ce sera Muzillac en entrée : match disputé, nos loulous un peu absents en 1ère mi-temps hérissent les barbelés, s’arqueboutent, poussent et passent sur le fil 4 à 3 ; ouf ! Ensuite vient Guidel 1 match engagé, les 2 mi-temps sont ardues et l’on ne sait plus à la fin qui a fait quoi ; nous on a 6 à 5 pour Malestroit, un autre décompte 6 à 6, on finira 7 à 6 pour Guidel 1 : les Little Bulls ne sont pas bégueules on aime que les victoires qui sont nôtres !!! ne mégotons point ! La fin sera des plus triste avec une défaite 9 à 2 contre Auray 1, méritée, on y était pas, on y était plus… (non je ne ferais pas la rime !). Retour à la poule 3 et re-objectif lune : à suivre…

L’équipe B cornaquée par un p’tit Ludo en pleine forme va malgré tous ses encouragements chuter lourdement 9 à 1 contre Groix (y z’ont bien fait de prend’ le bateau çeux-çi) et sombrer 12 à 5 contre Vannes 4 : dur dur la poule 5.

Sidéré, P’tit Ludo confie «pas moyen de faire une ligne d’attaque » : bon, ben on sait c’qu’on va travailler au prochain entraînement au moins…

Pour conclure, je dirais presque qu’il faut supprimer les vacances scolaires ou bien envoyer les p’tits en vacances uniquement à Agen, Toulouse et autres Perpignan Clermont ou Bayonne !

José

mardi 6 mars 2012

DEFAITE 20 A 00, OUI ! MAIS....

Un voyage à O points, une grave blessure et.....de l'envie, enfin !

Voilà, voilà, j'arrive. Ce qu'il y a de bien avec vous, c'est que vous avez la mémoire courte. Autant ça peut me permettre de dire des conneries que vous oubliez dans la foulée, autant vous avez la mémoire sélective (féminine ? - ouch !) en ne vous rappellant plus qu'au début de mes chroniques pathétiques de matchs (parfois non moins pathétiques), je les réalisais tranquillement le mardi voir même le mercredi. Alors on se détend sur la consultation du site et des résultats. Consultation du site qui soit dit en passant, et aux vues des chiffres, poursuit son petit bonhomme de chemin et c'est très bien.

Une défaite donc. La quatrième. En attendant fièvreusement la décision pour Pordic... Sur 12 matchs. C'est bien, non ?! Le problème c'est qu'elles se suivent et qu'elles semblent ne pas vouloir nous lacher. C'est pour cela que toute la semaine on (les mecs qui vous font transpirer) a essayé de dédramatiser légitimement et de ramener ça à son niveau. Ce n'est que du rugby, un sport loisir, en première série de Bretagne. Il y a des choses plus importantes que la présence du jambon beurre à la troisième mi-temps...

En clair, on est partit à Redon avec une équipe très recomposée. 2 rouges et 6 ou 7 blessés à Pordic plus les blessés de longue date et des absents... Ca nous donnait 22 joueurs de disponibles sur 41 pour 22 places, la nature est bien faite, hein ? Même Remy (le frangin du "débile maladroit" dixit ma femme adepte d'un réseau sociale au nom zoophile) avait son short et ses chaussettes dans son sac au cas où... Loulou avec sa contracture a tenu plus que de raison et a rassurer, a donner de la sérénité au vestiaire. Tout le monde s'est accroché à sa place. Aussi bien Cyril à la pile, que Stéphane avec sa cheville douloureuse, que Thomas avec ses mains en patte de poulet et tout le reste de la bande. On peut être dans un sal jour, mais quand on donne tout, on ne peut rien se reprocher ! On va là-bas pour faire le dos rond. Pas parceque l'équipe est merdique, que l'on soit d'accord. J'interdis même que l'on pense ça ! Cette équipe, il y a deux ans et même moins on signait de suite pour l'avoir. Tout le monde a déjà été titulaire. Je n'étais pas inquiet sur la valeur virtuelle de celle ci d'ailleurs. C'était l'envie qui m'inquiétait, le baissage de bras collectif. Parcequ'en faisant abstraction du contexte, il nous manque tout de même presque toute notre troisième ligne et plusieurs trois-quarts. Mais, et surtout, il nous manque de la confiance. On s'est mis seul, sans raison apparente, dans le doute. Le fait de pouvoir perdre notre place de deuxième nous a fait peur, nous a tétanisé. On ne savait tout simplement plus perdre sans dramatiser. Pour finir, aujourd'hui on est quatrième. Dormez-vous mieux ? Moi oui. Je me dis qu'on a plus rien à préserver, à perdre, mais simplement quelquechose à conquérir. Une nuance aussi, ça. Avec le destin entre nos mains !

Manque de confiance donc depuis un temps, pas de respect pour le jeu et pour nous même, pour les copains, absence dans l'engagement, le combat, des choix merdiques, manque d'envie. Tout ça, ces basiques du rugby, on l'avait oublié depuis 2, 3 matchs. Pas aidé certe par les circonstances, les blessures et parfois l'arbitre mais bon... On voulait donc positiver et c'est ce qu'on a fait. Absolument, tout le temps, sans rien lacher. On est sortit tête haute, sans honte, avec les yeux de Redon pas moqueurs pour un sou. Ils savaient que... Mais du coup, ils en profitent, normal, non ? De tout façon à la 20°, je l'ai dis à Remy, en analysant comment on était rentré dans le match : "Aujourd'hui, il pourra nous arriver des trucs, mais on prendra pas cher. Ils sont là, ils sont avec nous !".

00 à 00 au bout de 22 minutes. Ca pique un peu en face. Ils croyaient qu'on serait arrivé à 16, pouvoir dérouler et nous en mettre 60. A la fin du match, certains nous dirons même qu'heureusement que la troisième ligne n'était pas là et qu'on était un peu diminué derrière. Même si ça efface pas le score, ça fait du bien au moral. Le match aurait eu un autre visage... Pour débuter donc, on est en place, on défend bien. Mike "le Gayzz" brasse de la viande mieux que P'tit Cochon dans la semaine. On essaye d'alterner et même si on ne trouve pas nos touches avec un vent de fou, on se surprend nous même. Les gars se font plaisir, retrouve du rugby et vaille que vaille. On tente des choses, on y parvient. On plaque, on met la tête où il faut et on se la remet à "l'endroit du rugby", cette caboche.

Mais, 22° minute. Regroupement au centre du terrain. Gus est sur le côté et n'arrive pas à s'en sortir. Pied coincé. Ca s'écroule sur sa cheville droite qu'il n'arrive pas à retirer. Ca a fait crac : tout le monde est unanime. Il a mal mais ne dit rien ou presque : c'est un taiseux le gus Gus. Il est blanc, non, livide. On intervient et Manu sent de suite qu'il y a un "truc". On appelle les secours. Gus se les meule et on le recouvre. Les gars vont s'hydrater, rester chaud, se couvrir et font le bilan : on est bien. 30 minutes plus tard, (vive la privatisation) une ambulance arrive de Grand Fougeray (35 bornes !) : attelle, évacuation, applaudissements mérités. Merci aux gars de Redon pour leur action. Evacuation. Bilan : il s'est fait opérer hier (lundi) en anesthésie locale (qu'il digère mal) de la malléole, fracture. 45 minutes à cheville ouverte : 7 vis (un essai tansformé, quel puriste ce Gus !), une plaque et fini la saison. Un prompt rétablissement... Notre Gus va nous manquer, comme les autres. Funambule de nos lignes arrières et dernier rempart souvent salvateur. Un des premiers du groupe de Gourhel qui avait déjà joué à l'EDR de Malestroit. Un mec qui vient presque à tout les matchs et les entrainements. Ca le rajeunit pas tout ça. Courage aussi à sa petite Caro et à son p'tit bonhomme qui va pouvoir sauter sur les genoux de papa. Veinard, le lascard !

On reprend le match donc pour 18 minutes de première mi-temps et on ne lachera rien. Le coeur en a pris un coup mais pas le moral et le mental. On s'accroche. On en prend deux tout de même. Sur le premier, on essaye de défendre en pointe. Si on choppe le cuir, ça va au bout pour nous. Mais non. Du coup ça se transfome en défense hazardeuse et devant ce Redon qui a toujours su jouer, ça fait un essai en coin. 05 à 00. Juste avant la mi-temps, on est dans nos 10 mètres et on commence à fatiguer. On fait trop de fautes depuis 3, 4 minutes. Sur une pénalité, ils jouent vite et on n'est pas prêt : essai à la con en coin, encore. 10 à 00 aux citrons.

On fait tourner avec ce qu'il reste pour que tout le monde soit récompensé et on s'encourage. Rien à dire. Les petits conseils de d'habitudes mais ils savent bien qu'ils font du bon boulot. On est serein et confiant. On sourirait presque, à 10 à 00 !! Content de retrouver un peu de rugby... Il n'y a pas de petit plaisir.

Ca repart, contre le vent. On joue comme Redon en première et eux comme nous avec le vent (mal donc). On fait jeu égal même si souvent, on recolle les platres à l'arrache. Et puis à la 60°, on craque un peu. Gaby est en retard comme tout le monde depuis le dernier maul et du coup Thomas se fait aspirer. Il oublie son ailier qu'il ne rattrapera pas. Le salopiaud va aplatir entre les perches en passant par le coin. 17 à 00. Je regarde les gars dans l'embut. Il n'y en a pas beaucoup qui baissent la tête : c'est bien. On repart. Le public est content ce qui est normal et juste chauvain comme il le faut, dans le respect. Ca change ! Il y a un BO pour Redon. On va essayer de leur enlever mais on n'y parviendra pas, dommage. Celà nous aurait tout de même un peu récompensé. On a déjoué un peu sur la fin, on joue vite, mal et on manque un peu de lucidité : le turn-over est important. Le banc fait perdre la boule à Cyril et David qui n'en demandent pas tant. Redon marquera une ultime pénalité. Quelques cartons encore à droite à gauche et le match est fini. Tête haute, je vous dis ! On était content comme le gamin qui, après une derouillée annoncée et méritée car il n'a pas respecté les règles du jeu depuis certains jours, est tout de même satisfait parcequ'elles ne piquent pas trop, ses fesses rouges. Une petite haie d'honneur et une poignée de mains avec tout le monde, l'excellent arbitre et les gars de Redon. Bon on se fait pas encore de "poutoux" sur la bouche, mais il y a du mieux, des deux côtés, car je rappelle à tous qu'il faut être deux pour se battre... Pas de vilains gestes ou de haine, pas trop d'insultes sur la touche. On commence à en sortir de ces derbys moisis, n'en déplaise à certains.

Mike s'est encore fait escaloper (la joue, ce coup-ci). Recousu par notre "baiseur de vache" qui recoud mieux que les urgentistes de Plo à priori. Deux cartons jaunes par contre. Un pour Léo sur un plaquage anticipé et donc sans ballon (car le ballon n'est pas arrivé, oups...) et un en-avant volontaire (involontaire) de Thibault. Le problème c'est que, comme par hasard, c'était les deux gars en sursis de la feuille de match. Donc sanction : rouge par double jaune en plusieurs matchs. Suspension automatique de 10 jours, requalifiés pour Landivisiau. Dommage pour Léo qui s'est clairement racheté une belle conduite depuis l'année dernière et à qui il restait 12 jours. 2 mois de sursis c'est long, tout de même, surtout avec la loterie des biscottes. Pour Thib, certains ont dis que ce n'était que "justice" rapport au carton du pauvre Gus...Ouarff !! Du coup, il a garder les couilles d'or, presque en habitué, sans rien demander. Nous : juste un pack c'est tout. Il faut vraiment qu'on lance cette petite cagnote, hein Patrice, rapport à toutes ces biscottes...

Voilà. J'ai déjà fait le point pour dimanche 11 mars au cas où on devrait aller à Pordic, le lendemain de la choucroute. Vous me direz, vu qu'il n'y a pas un senior de bénévole déclaré et que très peu ont acheté ou vendu des tickets, ils devraient pouvoir se libérer dimanche sans trop cramer de joker auprès de bobonne car ils ont pas prévu de venir samedi. Si ça joue, on n'est que 26 valides et ce sans tenir compte des absences. C'est chaud ! Il faut être 16 au minimum, mais 22 c'est mieux. On aura sans doute une chance, contraignante certe, mais tout de même, d'effacer ce sal match. Alors faudra faire un choix entre ça ou un forfait et donc une défaite à quelques 200 € pour le club. Jouera ou jouera pas contre Pordic et ce week-end, on en sait rien. En tout cas on s'en fout, parceque si on rejoue, on saura normalement que c'est au rugby. Car a priori, même si on est convalescent, la bouillie c'est fini.

DL

lundi 27 février 2012

LA POLITIQUE DU PIRE

Que pouvait-il nous arriver de pire que de perdre contre le dernier à la maison ?

Ne cherchez plus, on a trouvé. On a trouvé le moyen de se voir arrêter le match par l'arbitre, à la 62°. On en était à 4 cartons jaunes et un rouge pour Pordic et un jaune et deux rouges pour nous. Bel effort. Je ne croyais pas cela possible. Du coup on a fini plus tôt à 6 à 3 pour Pordic. Le club va sans doute devoir payer une pénalité (150 € ?). Je ferais bien une petite boite moi, d'ailleurs. Pour y mettre en premier quelques pieces, sans obligation, en fonction de comment on se sent redevable (ou non d'ailleurs) de cette pénalité financière. Vis à vis du club, des dirigeants, de l'école de rugby et des petits. Payerai qui veut, sans justification, parce que c'est notre club et qu'on l'aime. Parcequ'on veut réagir sportivement et de toutes les façons qu'on puisse trouver. Parceque pour le côté finance, une petite cotisation c'est sympa. Les cartons rouges eux c'est sur, il va falloir les payer. Ils vont prendre 10 jours pour l'un et plus pour l'autre et ça va couter chacun 150 euro. Les bénéfices du loto quoi... On en a parlé sur la façon de régler ça. A priori c'est bouclé. C'est pour eux. Dur mais juste... Après, le match est peut-être à refaire (première date libre : dans 15 jours, le lendemain de la choucroute) à Pordic avec 80 mn et le score acquis. Le match peut être définitivement arrêté avec le score tel quel (Youpi, on a un point de bonus...). Ou le pire : 0 points pour tout le monde. Au moins on pourrait laisser la victoire à Pordic. Enfin non, je dis ça sur un coup de tête ou sur un coup de pied...

Les 25 premières minutes se déroulent dans nos 22 avec une absence totale de (beau) jeu, des fautes, des blessures en cascades, des mauvais choix de nouveau, des touches pas trouvées (encore...), etc... Mais on s'est dis que l'on n'accuserait personne et qu'on ne ferait pas de reproche. On est indéniablement partisant de la politique du pire, de la Loi de Murphy ou de l'emmerdement maximum, à voir.

On commence donc avec (ou sans) Loulou qui se ressent d'une contracture à la cuisse. Sur l'échauffement, Manu, qui va avoir du boulot, intervient et strap mais rien n'y fait... Ludo, 23 eme homme, rentre sur la feuille de match. On démarre par 4 fautes d'affilées et après 3 minutes de jeu à la baballe, Mike prend un coup de chausson (volontaire ou pas, là n'est pas le propos) et se fait escaloper le nez. ll sort pour saignement. Quelques minutes plus tard, Totos se retourne le pied et boite bas. Il est obligé de sortir : entorse du pied (!!!???) avec une boule sur le dessus. On ne le reverra pas de sitôt. Rico, à son tour, un peu en délicatesse avec son dos, se fait secouer les reins sur un placage latéral un peu en retard et sort à 4 pattes : lumbago (tour de reins pour faire plaisir à Manu).

Ensuite, ça va commencer à distribuer de la biscotte en veux tu en voilà. Souvent méritées les pénalités, mais souvent exagérés les cartons ! Il faut cependant qu'on apprenne à contrôler nos nerfs. Exemple pour Thibault dit "Gus" (allez savoir pourquoi...on vous expliquera...) : Rod prend un placage à l'épaule sans les bras et tombe en touche un rien sonné. L'arbitre a vu la faute et allait pénaliser. Thibault dit "Gus" donc, a un geste de nervosité et veut venir faire justice. Il prend un jaune. Plus tard alors que JB, sur une lutte en l'air, est sortit avec une forte douleur cervicale, Klopo prend une patate que l'arbitre ne voit pas. Il la renvoit le bougre de généreux. Pas de pot, comme d'habitude l'arbitre voit celle là et lui met un jaune. Il s'emporte, clamant son innocence et insiste. L'arbitre vif tel lucky luke et un trésorier fou (vive les cravates du comité pour les arbitres...), décoche son deuxième carton qui devient rouge. Yes, on est pas bien là, Tintin ?

A la mi-temps, 6 à 0 pour Pordic. Coup de gueule... Quoi d'autre ? Il faut réagir, donner un coup de talon au fond de la piscine... J'ai honte. Certes, on a perdu toute la troisième ligne, on est déstabilisé, on joue contre le vent contre une solide équipe de Pordic présente là où on le savait. Bon, comme nous, elle ne propose pas du grand jeu. Mais on est absent. On peut être mauvais mais présent au combat, aux placages. Pas nous, c'est mou, de partout... Heureusement en face ce n'est pas glorieux non plus. Patrice rentre à la place de JP pour réveiller tout le monde et sur une action, il perd un appui. Ouch !! Un genou en moins. Il hurle sa douleur et pleure sa déconvenue, notre déconfiture, son impuissance...

Plusieurs coups de pieds dans la tête de Guillaume plus tard, Tio se fait justice sur leur neuf déjà sortit 10 minutes auparavant. ll s'ennerve et frappe avec les pieds dans les tibias : rouge pour les deux. L'arbitre ne se contrôle plus trop. En tout cas le match, lui, ça fait longtemps qu'il l'a laissé filer. Il prévient d'ailleurs qu'à la prochaine grosse faute, il arrête le match. On joue peut-être mieux à 13 que 15 contre tantôt 14 ou 13 en face aussi. Rod a les adducteurs qui tirent, il est remplacé par Gaby. François prend un KO à la Chris Masoe et est replacé par Sylvain qui fait une pige en troisième ligne.

Après être aller faire un petit tour dans les vestiaires pour me détendre plutôt que de dire ou de faire des conneries, je reviens sur le banc de touche pour constater qu'on a manqué 2 pénalités à 25 m face aux poteaux. Tant qu'on braillera derrière le dos de Max et qu'on ne respectera pas sa concentration, on peut difficilement lui en vouloir. Guillaume est sortit. Sa cheville est en vrac de nouveau. On demande à Ludo de s'échauffer pour jouer les 20 dernières minutes mais sur une touche ça va s'arrêter. Touche gagnée par Pordic, Mike à la naissande du maul, s'infiltre et leur seconde ligne l'arrête en le ceinturant à la gorge. Rien de bien méchant. L'arbitre siffle, appel le joueur de Pordic, lui met un jaune et....siffle la fin du match. Il avait prévenu. Il estime que la sécurité des joueurs était engagé. Il le notera comme cela sur son rapport.

Voili, voilà. On en est donc à 8 victoires et peut être 4 défaites. Soit un ratio d'une défaite pour 2 victoires. On est encore deuxième, si si. Il reste 6 matchs. Faites le calcul. Si on respecte ce rythme, cela nous amènerait à 12 victoires et 6 défaites. Ce qui ne serait pas mal. Je rappelle, à beaucoup, trop peut être, pour sortir de cette espèce de pression née de je ne sais où et qui semble peser sur nos épaules comme une chape de plomb qu'il y a deux ans, avant une certaine fusion, une équipe évoluait péniblement en Challenge d'Armorique ou en 4 eme série et que l'autre était en train d'exploser en jouant des matchs à 16 avec des blessés. Nous sommes champions de deuxième série en titre et nous sommes toujours deuxième. Connaissez-vous une des 37 équipes (j'ai compté) situées en dessous de nous qui ne signerait pas pour cela. 37 équipes sur 54 clubs. On est la 17 eme équipe au classement Bretagne. On savait qu'on allait perdre des matchs. Le Stade Toulousain en perd aussi. Il y a des bléssés, des absents et donc des places à gagner. Rappelez-vous l'année dernière la compo de début et celle de la mi-saison. Il y a un championnat à terminer avec des matchs à jouer et à gagner. En terminant sur ce ratio donc, avec 12 victoires et 6 défaites, on pourrait encore être 4 eme ou 5 eme, pas mal non ? Alors ne nous mettons plus la pression, ignorons l'adversité et prenons notre plaisir, ne boudons pas nos victoires et nos efforts. Cela va finir par revenir, à force de volonté, d'assiduité, de cohésion, d'entrainement, de travail... Ne cherchons pas à mettre la charrue avant les boeufs. Ne cherchons pas à gagner pour je ne sais qui un éventuel second bouclier en deux ans mais avec une division en plus. Abordons les matchs un par un, avec nos forces en présence du jour et jouons tout, comme on sait le faire.

Et même en perdant tout nos derniers matchs on serait à 10 défaites et 8 victoires ce qui a priori, ne nous mettrait même pas en situation de relégable. Ce serait vraiment là, la politique du pire. A voir....dimanche prochain...à Redon...

DL

lundi 13 février 2012

UNE DEFAITE BIEN DEGUEULASSE !!!

QUAND ON NE MET PAS CE QU'IL FAUT DANS UNE RENCONTRE, ON PREND UNE BELLE FESSEE...MERITEE.

Vous me permettrez ce mot : "degueulasse". C'est ce qu'on pensait en seconde mi-temps déjà, sur le banc. Alors dans le vestiaire à la fin, vous imaginez !!! Ce matin, pareil, après une sale nuit. Et bien oui, je suis comme ca ! Ca me rend malade de comparer notre potentiel à cette chiasse qu'on a produit ! J'y pense encore. Je vais y repenser jusqu'au coup d'envoi de Pordic, c'est clair. Je ressassais aussi ma réaction idiote, un peu pour fuir (comme une envie de hurler). C'était ma contribution foireuse à cette belle godriolle. A une époque, j'aurais cherché la bagarre avec un supporter. Ca m'aurait défoulé et ajouté au pathétique. Je n'en ai pas trouvé et puis, je me fais vieux. J'étais las hier soir, très las, avec ces images qui tournaient en boucle dans ma tête, comme quand on est fiévreux. Pour les autres, je ne sais pas s'ils ont bien dormis mais... j'espère... que non.

Tout d'abord bravo à Bain de Bretagne. Ils sont venu à 20 (sans doute plus que la semaine dernière), en voiture au cas où il y aurait eu de la neige, et bien remontés comme il fallait. Normal, ils viennent chez un du haut du tableau. Ils ont joué aussi leur vatout. Et tout ce que je vais dire derrière ne devra en rien enlever tout le mérite qu'ils ont eu à nous punir selon les lois du rugby qui disent que : "Quand t'es nul, tu prends une pilule !"

Alors avec cette défaite bien fétide, ca nous fait 0 point en 2 matchs alors qu'on pouvait en espérer plus... Bien plus avec un bonus défensif perdu à chaque fois dont un par moi. Désolé...ennervé, de mauvaise humeur, têtu... Je crois que c'est le premier carton de ma carrière. Inadmissible et inexcusable...

Après on a été totalement absent, partout ou presque. Déjà d'entrée, on fait trois fautes en 30 secondes : un en-avant sur le coup de pied d'engagement, un bras cassé sur la mêlé et comme on ne va pas à 10, on prend une pénalité. Du coup 3 à 0 et on n'a pas touché le ballon. Derrière, on essaye de se mettre en place et on marque un essai en coin après une ouverture d'école. Il nous a peut-être fait plus de mal que de bien celui là. On s'est vu beau ? 5 à 3 car Tio manque la transformation. Sur un terrain gelé en profondeur et très glissant, Tio n'est pas dans un grand jour. On laisse pas moins de 14 points au pied sur le match. On peut sans doute s'en passer...

On ne trouve pas nos touches sur les pénalités (au moins trois) ou alors des touches à 2 m. Je ne sais plus quoi dire : prendre son temps, ne pas être gourmand, nettoyer le ballon et sa chaussure. Des choses que je ne vois jamais faire alors que répétées, répétées... De toute façons nos lancés sont dégueulasses : balles flottantes, molles, pas conformes aux annonces, pas droites, par dessus, dans les bras de la défense qui n'en demande pas tant. Il faut travailler, on le sait. Mais le fait on ? Quand on voit la foire à Neuneu que c'était vendredi dernier au gymnase malgré les coups de gueule de Remy... Mais ça fait 6 mois qu'on travaille et on a toujours le même résultat. On se voile donc sans doute la face sur la qualité de celui-ci. Les annonces et les lifts non plus ne sont pas bons, parce que çi, parce que ça...Et dés les entrainements : j'ai pas mon short, j'ai pas envie de tenir comme ça, j'ai çi, j'ai ça. Tout ça n'est pas maîtrisé car on ne le travaille que 10 minutes chaque vendredi en plus du reste, en plus du physique car on est pas là le mercredi, en plus de la mêlé avec un pilier et sans opposition, en plus du début à 20 h 15, etc...

En mêlé, c'est catastrophique ! On a aucune malice, on ne s'adapte pas. On se fait pénaliser au moins 4 fois, on perd au moins autant de ballons et on se met la pression. Et puis dans les rucks...mon Dieu. On se parle en disant qu'il ne faut pas y aller pour rien et un tas de gars arrivent là pour se reposer (eh oui pas de mercredi dans les jambes...) et bailler aux corneilles alors que les demis les dégagent et que les ailiers gueulent "moins ! moins ! moins !" Et puis on fait des fautes. mais des fautes...Vous me direz des fautes, il y en a des deux cotés. Oui, mais déjà il nous suffit de ne pas en faire et de s'adapter à l'arbitre. On le connait, il est exigeant et parfois surprenant. Il avait déjà arbitré de la sorte contre Bruz, durement, à sens unique ? Et même si tous, on a de nouveau l'impression que nous sommes arbitré comme les premiers de poules et que, de fait, on ne nous laisse rien passer car on en a pas besoin, nos fautes y sont et mon énervement aussi. De toute façon la messe était dite ! Bizarrement, 2 jaunes pour nous, un blanc pour eux, pour les mêmes fautes. J'avoue ne pas comprendre et ça m'a saoulé, j'ai cédé à l'absurde... Un maul : un tallonnage à la main, rien. Ok. Ils sortent avec le ballon, re maul et tallonnage à la main pour nous, pénalité contre nous. Et qu'il ne me dise pas qu'il n'a pas vu le premier ou sifflé autre chose sur le second ! De toute façon, on a plus rien à se dire visiblement, on est plus sur la même longueur d'onde, définitivement. Ca serait inutile, méchant, mesquin, stérile et pas raisonnable. Désolé pour les licences et les conséquences, Remy, vraiment pas pensé en les prenant. Tétu ! Tout est dans la nuance, comme entre avoir le ballon entre les mains et le saisir...

Derrière (je parle là des trois-quarts), on a tout de même sauvé les meubles. Même si on s'est bien troué en défense, ce qui est coutumié du fait depuis un certain temps. C'est certainement aussi un manque de cohésion, de temps de jeu et de forme évident pour les lignes arrières. Et même si certains ont parfois sauvés la patrie avec Rodolphe, Thibault et autres plaqueurs, cela n'a pas suffit à masquer nos carences et surtout notre conquête totalement défaillante qui n'a pas fournis assez de ballons à nos trois-quarts.

On marque un essai donc par Rico et un autre par Thibault. Mais ça ne suffit pas avec une seule pénalité passée. En face, un seul essai mais ça enquille sur nos belles fautes, copieusement sifflées.

La sortie de Rico nous a certainement déstabilisée, vous me direz. Serait-on "Rico dépendants" ? Je ne sais que répondre. J'ai vu des joueurs apathiques, qui ne savaient pas réagir quand ils le devaient, être des leaders du moment ou désignés, sur des actions où on se regarde... Si à la première équipe (dernière au classement, messieurs !) qui nous accroche, on est pas en mesure de réagir, nous ne sommes pas une grande équipe. Et à cette question que j'ai posée aux joueurs à la mi-temps nous avons répondus tous ensemble : oui, nous sommes une équipe moyenne. Capable d'aller gagner à Vieux Marché et de perdre à la maison contre la valeureuse et roublarde équipe de Bain. Nous ne sommes pas digne, avec un tel niveau de jeu, de prétendre à un plus haut niveau et en tout les cas pas à l'accès aux deux places de la finale.

Ce que j'ai dis dans les vestiaires n'est pas qu'un secret de Polichinelle et cela se voulait volontairement dur. Tout le monde en a pris pour son grade, il n'y avait pas de cibles privilégiées et je m'incluais dedans, moi, personnellement et collectivement. J'aurais pu prévenir que j'allais être glacial et piquant car c'est mon rôle, mais cela aurait perdu de son cachet. Après, on a deux réactions possibles : on réagit comme des grands ou on se désolidarise du collectif. On doit tous s'améliorer dans un secteur de notre jeu : le pied, les passes, les lancés, la motivation, le physique, etc... Cela passe par une réflexion individuelle puis collective et du travail. Arriver plus tôt et sortir du vestiaire avant les autres pour travailler seul, se faire violence ou rester 10 minutes de plus sur le terrain et continuer à travailler. Venir aux entraînements... Se faire violence... Nous serons là, quelques-uns, dés mercredi, pour payer notre pack et travailler ou faire travailler.

Je suis conscient que nous sommes 41 licenciés et que nous pensions pouvoir ouvrir une équipe de Challenge d'Armorique. De fait, certains pourraient être déçu...Mais qui êtes-vous ou qui suis-je pour décider de votre niveau de jeu ? Il faudrait déjà être là pour que nous puissions en juger. Certains n'ont été présent que pour 2 ou 3 matchs et n'ont pas réalisé plus d'entrainements...Certains viennent me voir en disant qu'ils n'ont pas le niveau de la première. Vous me direz, je n'arriverais jamais à faire d'un âne un cheval mais je peux en faire un âne qui court vite pour peu qu'il soit motivé et présent à nos séances. Je n'avais, avec le jeu des blessés, que 30 joueurs disponibles ce week-end (certe de report mais tout de même) ! Où êtes-vous les gars ? Où étiez-vous ces derniers vendredi et mercredi ? Pourquoi 7 ou 8 furieux ont-ils trouvé le chemin du stade gelé et pas les autres ?

Il n'y a absolument pas le feu au lac et ce n'est pas la crise. Nous pensons que notre message passe encore et j'ose espérer que nous serons assez lucide, nous les entraineurs, pour se rendre compte quand il ne passera plus et que nous devrons alors nous retirer. Je voudrais donc qu'on ne retienne simplement qu'une seule chose de ce dimanche dégueulasse : défaite 22 à 13, contre Bain de Bretagne, chez nous.

DL

COMPTE RENDU DES - DE 17

N'ayant pas de compte rendu de qui que ce soit, nous ne sommes pas en mesure de communiquer sur la défaite concernant le rassemblement des - de 17 avec Pontivy sur le match qui les opposait au rassemblement Dinan Matignon. Désolé...

N'hésitez pas à nous contacter et à nous envoyer vos photos pour nous permettre d'animer comme il le faut ce site.

D'avance merci.

lundi 30 janvier 2012

CHAMPIONNAT BRETAGNE -13 ANS

Le principale est fait malgré un résultat mitigé.

Ce samedi, nos -13 ans ont eu la chance de continuer le championnat de Bretagne sur leurs terres. Un plateau U13 se tenait samedi au stade du Miny à Gourhel. Lors de la 1ère journée, nous avions bien commencé la compétition en atteignant la finale. Pour cette 2ème journée, le premier objectif était déjà de finir dans le dernier carré, et le second, bonus motivateur, d'atteindre la finale de nouveau.

Les minots commencent très bien car lors de la première rencontre, contre Vitré, il faudra seulement attendre 1 mn 30 pour voir l’ouverture du score. Nos adversaires du moment subissent les assauts de nos jeunes pousses et le score va rapidement atteindre 3 à 0 grâces notamment à Théo RIALLAIN auteur d’un passe décisive et d’un essai digne des plus grands. Comme quoi on peut avoir à la fois un petit gabarit, un caractère discret mais également une belle intelligence de jeu qui suffise à s'éclater au rugby ! En effet, sur son essai, Théo va redoubler une 1ère fois, reprendr le cuir, redoubler une seconde fois pour finir en bout de ligne : superbe ! (Théo, papa aurait surement foncé dans le tas…). La rencontre se conclu sur le score de 4 essais à 0.

Le deuxième match de la journée contre Muzillac-Elven va être plus serré. les minots vont devoir batailler tout au long du match pour arriver à bout de leurs opposants. Néanmoins, nos attaques sur la largeur vont être payantes. Le ballon file d'un bord du terrain à l’autre. Ce jeu joliment construit va nous apporter une victoire sur le score de 2 essais à 0.

Nous voici donc assuré de jouer la demi-finale ! Cependant nous ne sommes pas sereins pour débuter le 3 ème match de la matinée. En effet, Pordic, que nous avons pris le temps de regarder, nous semble plus complet que nous. Et effectivement, le match démarre en faveur des visiteurs. Nous faisons néanmoins le dos rond et sur notre 1ère possession de balle nous prenons l’avantage. Pordic ne baisse pas pavillon et va très vite rattraper son retard. Il n’en faudra pas plus pour que nos minots sous pression ne respectent plus notre projet de jeu. Chacun tente de sauver la patrie à tour de rôle par des actions individuelles… A ce jeu-là, on se casse les dents. n dépense beaucoup d’énergie, on s’énerve mais surtout on ne marque pas. Pordic va profiter de cela pour nous infliger notre 1ère défaite en championnat de Bretagne sur le score de 3 essais à 1.

Malgré notre faux pas, nous jouons la demi-finale contre nos voisins Redonnais. Nous sentons néanmoins avec Etienne que le groupe accuse le coup après la défaite du match précédent. Ce sentiment va se confirmer sur le terrain. Redon ne fera qu’une bouché de nous et va nous infliger le lourd score de 4 essais à 1. Les minots sont dépités, il faut remonter le moral des troupes pour jouer la 3ème place.

Malgré tous nos conseils, le match pour la 3ème place contre Vannes ne va pas nous permettre de renouer avec la victoire. Incapable de mettre notre jeu collectif en place, nos « cadres » vont s’entêter à vouloir proposer un jeu physico-physique stérile. Et oui, on peut avoir le gabarit le plus impressionnant sur le terrain, avec 4 adversaires sur le dos, on avance plus… Bref ! Aux yeux de tous, nous étions au-dessus mais nous n’avons pas su nous imposer...

Quoi qu’il en soit nous finissons 4 ème de la journée et nous conservons toutes nos chances pour la course à la finale régionale. Nous sommes actuellement 3 ème au classement de notre poule avec 27 Points. Prochaine journée de championnat le 3 Mars.

RLL

mardi 24 janvier 2012

LA SAGA DES LITTLE BULLS

Objectif LUNE !!!

Ce samedi 21 janvier presque ensoleillé mais frisquet nous a vu arriver à 13 à Lorient, envisageant de limiter notre engagement à la seule équipe A. C’était sans compter sur l’élan de Franck (Vannes) et le soutien indéfectible de P’tit Ludo et de Lionel qui sont allés dégoter des mercenaires pour compléter la B.

Et nous voilà pour la A à conforter au minimum son maintien en poule 3 avec en point d’orgue Elven 1 redescendu de poule 2 qui jusqu’ici n’a jamais vu que nos crampons… et Vannes 5 monté de poule 4 à surveiller ainsi que notre bientôt frère « ennemi » Pontivy/SkranK 2.

Cueillette à froid pour Vannes 5 avec une défaite sans contestation possible ; un léger refroidissement avec une égalité à la mi-temps avec Elven 1 qui s’accroche et commence à y croire avant un recadrage à la pause qui portait sur un axiome connu « l’arbre, le tronc et les branches… » : un arbre à fruit qui voit Ploermel Malestroit montrer les crampons à Elven 1… une finale malheureuse pour Pontivy/Skrank et nos p’tits plaqueurs monteront donc en poule 2… toujours à vouloir décrocher la lune !

Que faisait donc l’équipe B : montée en poule 5 elle allait donc découvrir le niveau supérieur. Motivée par la voix puissante de Lionel (il crie autant que moi !!!) et de p’tit Ludot qui se forme rapidement, nos Loulous de la B remportent leur match contre Vannes 6, obtiennent un nul contre Vannes 4 et s’inclinent devant Lanester.

Au final un bilan qu’on pourrait qualifier de moyen s’il n’était obtenu pour la première participation de l’équipe B en poule 5 ce qui en fait donc un bilan plus que positif malgré la « mauvaise tête » de certains joueurs dont les bretelles seront remontées au prochain entraînement : chose promise, chose due…

On attendra les résultats pour savoir si l’on se maintient en poule 5 : il faut en vouloir pour décrocher la lune… On y est presque !

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